LĂ©naDurr s’intĂ©resse aux normes et marges de la sociĂ©tĂ© qu’elle met en scĂšne dans un travail photographique toujours tendre et un peu nostalgique. L’Ɠuvre et le quotidien de l’artiste ne font qu’un puisqu’elle vit elle-mĂȘme dans un mobil-home, Ă  Cuers dans le Var, au milieu d’objets collectĂ©s depuis son adolescence. Habitats sauvages est Lalenteur a toujours existĂ© mais les personnes prĂŽnant cette derniĂšre ont toujours Ă©tĂ© en marge de la sociĂ©tĂ©. Nous sommes dans une Ăšre oĂč la vitesse est d’or. « La marche n’est plus au cƓur des modes de dĂ©placement (). » comme le dit David le Breton dans « Marcher. Eloge des chemins et de la lenteur ». La marche ici est donc prise pour loisir Toutau long du XXe siĂšcle, la rĂ©fĂ©rence Ă  la nation a jouĂ© un rĂŽle important pour les Ă©crivains chinois. Mais Ă  la fin des annĂ©es 1980, une dĂ©cennie encore dominĂ©e par les grands rĂ©cits de l'histoire de la Chine (Mo Yan, Zhang Chengzhi), un changement s'opĂšre : Ă©crivains, universitaires et rĂ©alisateurs indĂ©pendants s'intĂ©ressent de plus en LeeUfan, artiste minimaliste et sculpteur du temps Artiste minimaliste corĂ©en incontournable, Lee Ufan est, Ă  86 ans, encore au cƓur de la crĂ©ation contemporaine.AprĂšs deux centres en CorĂ©e et au Japon oĂč il a travaillĂ© de nombreuses annĂ©es, l'artiste en ouvre un Ă  Arles dans le Sud de la France. À cette occasion, retour sur la vie et la Suivantla pensĂ©e de Gramsci, l’hĂ©gĂ©monie nĂ©olibĂ©rale est constituĂ©e autour de deux composantes normatives essentielles : la distribution et la reconnaissance (recognition 6).Dans le premier cas, la distribution reprĂ©sente la circulation du capital au sein d’une sociĂ©tĂ©, ce qui revient Ă  identifier qui peut lĂ©gitimement recevoir un salaire, pour Vay Nhanh Fast Money. Bien le bonjour tout le monde! Il y a quelques jours, j'ai vu passer sur un groupe facebook un post demandant quels Ă©taient les meilleurs jeux musicaux ou jeux pouvant ĂȘtre utilisĂ©s pour apprendre la musique. Ayant tout juste créé et Ă©ditĂ© mon premier jeu Singin' in the Game! dont le thĂšme est justement les artistes et leurs chansons, je me suis Ă©videmment senti concernĂ© et ai eu envie de rĂ©pondre Ă  cette personne, d'une part pour lui dire que le mien Ă©tait le meilleur D, d'autre part pour l'aider, parce que mine de rien, des jeux musicaux, j'en connais quelques uns. Suite Ă  cela, je me suis dit que, mĂȘme si je n'ai pas jouĂ© Ă  tous, je pourrais Ă©crire un article abordant les diffĂ©rents jeux musicaux trouvables sur le marchĂ©, afin d'y rĂ©sumer les rĂšgles, les points forts et les points faibles et de donner mon avis dessus. Comme je l'ai dit plus haut, ayant moi-mĂȘme créé un jeu de la liste, on sera Ă©videmment en droit de douter de mon objectivitĂ©, j'ai donc Ă©galement renseignĂ© les notes obtenues sur deux sites rĂ©fĂ©rences Tric Trac et Vin d'jeu lorsque c'Ă©tait possible. En avant la musique! Les jeux dans lesquels on peut donner de la voix L' encyclopĂ©die chantante Singin' in the Game! Auteur Benjamin Lavie Illustrateur Jokercolor Editeur FĂ©e Mumuz' Distributeur Aucun pour le moment Nombre de joueurs 1 Ă  50 et + DurĂ©e 30 Ă  60 min voire moins Age 8 Ă  118 ans AnnĂ©e d'Ă©dition 2019 Note Tric-Trac 9,74/ 10 sur 7 avis note Vin d'jeu 8,50 Parties au compteur Ă©normĂ©ment L'idĂ©e, est de permettre Ă  chacun de redĂ©couvrir, fredonner ou chanter tous les titres de chaque artiste du rĂ©pertoire. Je voulais aussi que tout le monde puisse s'y retrouver. Afin de pouvoir proposer presque tous les artistes francophones environ 800 d'un coup, j'ai donc sorti le jeu et 2 extensions en mĂȘme temps Singin' in the Game On augmente le volume! et Singin' in the Game Le volume est Ă  fond! Sur chaque carte se trouvent uniquement le nom d'un artiste et 20 de ses titres classĂ©s par popularitĂ©. 6 catĂ©gories d'artistes francophones sont prĂ©sentes dans le jeu AnnĂ©es 60 Ă  80 - AnnĂ©es 90 Ă  2018 - Musiques Urbaines - Artistes et RĂ©pertoires atypiques + 2 catĂ©gories de rapiditĂ© Tubes inoubliables et ComĂ©dies Musicales/Longs mĂ©trages d'animation surtout Disney En manche 1 Il vous faudra donner et/ou fredonner 1 Ă  6 titres de l'artiste piochĂ© les titres que l'on veut du moment qu'on les a en mĂ©moire. Chaque bonne rĂ©ponse titre ou chant rapporte un point. En manche 2 Vous devrez trouver qui a chantĂ© le titre-indice donnĂ© pour 5 pts. Si votre Ă©quipe sĂšche ou se trompe, l'Ă©quipe suivante aura un autre indice pour 3 points, puis idem pour 2 points puis pour 1 point... Au bout de 4 indices, la carte est dĂ©faussĂ©e. Qu'on trouve ou non l'artiste, si on fredonne le titre qui nous est donnĂ© on a 2 points en plus, prime Ă  l'ambiance oblige. En manche 3 Vous devrez trouver + de titres que les autres Ă©quipes en enchĂ©rissant sur le nombre de titres que vous pensez pouvoir trouver et fredonner. Le bluff est autorisĂ© mais risquĂ© car l'enchĂšre proposĂ©e Ă©quivaut au nombre de points qu'on peut perdre ou gagner si on annonce 15 titres, on peut gagner ou perdre 15 points. Les extensions contiennent chacune plus de 260 artistes, de nouvelles variantes et amĂšnent avec elles des jokers qui amĂšneront encore plus de coups bas et d'interactions par exemple interdire Ă  quelqu'un de participer Ă  une carte, Ă©galiser une enchĂšre au lieu de monter dessus, imposer de trouver un titre supplĂ©mentaire, choisir sa catĂ©gorie, provoquer une autre Ă©quipe en duel etc. - Mes + La richesse du rĂ©pertoire Des TĂȘtes Raides Ă  Cloclo en passant par Chantal Goya, Booba, Trust, RenĂ© la Taupe ou les L5, il n'y a que l'embarras du choix. Son cĂŽtĂ© pĂ©dagogique "Ohhh, c'est lui qui a chantĂ© ça?!, mais je connais en fait!" qui offre une belle marge de progression et de nombreuses redĂ©couvertes. Le cĂŽtĂ© "je chante en public" attĂ©nuĂ© par le fait de n'avoir que la mĂ©lodie Ă  retrouver et par le fait de jouer en Ă©quipe et de pouvoir laisser les autres fredonner un titre pour nous mĂȘme si dans les faits, on se laisse souvent aller Ă  un air ou deux. Peu de stress dĂ» au fait de devoir rĂ©pondre rapidement car il y a assez peu de cartes de rapiditĂ©. De plus, peu importe de ne pas connaĂźtre les paroles d'une chanson. La possibilitĂ© de trier les artistes avec lesquels on joue. Il est intergĂ©nĂ©rationnel et permet de faire jouer un grand nombre de joueurs. Et enfin, ses 3 manches offrent une grande rejouabilitĂ©. - Mes - Si on ne trie pas les artistes avec lesquels on joue, le jeu peut s'avĂ©rer difficile c'est l'inconvĂ©nient Ă  vouloir faire quelque chose de trĂšs complet. En l'absence de distributeur, le jeu n'est disponible que sur certains salons et sur Le classique Shabadabada Auteur Sylvie Barc Illustrateur Dominique Granger Editeur La Haute Roche Distributeur AsmodĂ©e Nombre de joueurs 4 Ă  16 joueurs voire moins DurĂ©e 45 min Age 8 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2002 Note Tric Trac 5,91 / 10 pour 190 avis 7,4/10 sur Vin d'jeu Parties au compteur beaucoup Sur chaque carte se trouvent deux mots un en francais, un en anglais. Imaginons "sun" et "bonjour". A son tour de jeu, une Ă©quipe doit trouver une chanson contenant un des deux mots et chanter le passage contenant ce mot exemple "Bonjour bonjour les hirondelles, y a d'la joie" puis, c'est au tour de l'autre Ă©quipe, qui trouvera par exemple " Seaaaa, sex and sun" etc...lorsque chaque Ă©quipe a sĂ©chĂ© sauf une, l'Ă©quipe restante remporte la carte et celle qui en a le plus Ă  la fin de la partie l'emporte. Mes + RĂšgles simplissimes, prise en main rapide, peu de matĂ©riel uniquement les cartes, efficace en terme d'ambiance. Mes - Il est possible que vous entendiez maugrĂ©er vos proches non-adeptes du poussage de chansonnette en public. On pourra Ă©galement regretter un peu son manque de pĂ©dagogie "Quelle est le titre ou l'interprĂšte de la chanson que je viens de chanter au fait?", mais bon, l'ambiance avant tout ! L'onomatopesque ZiK Auteur Cyril Blondel Illustrateurs Tony Rochon, MĂ©lanie Fuentes, MaĂ«va Da Silva, Christine Deschamps et Chiara Vercesi Editeur Blackrock Games Distributeur Blackrock Games Nombre de joueurs 3 Ă  16 DurĂ©e 20 min Age 10 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2014 Note Tric-Trac 8,44/10 sur 25 avis Parties au compteur 0 une carte dĂ©mo L'idĂ©e va ĂȘtre de faire deviner une chanson en la fredonnant mais en utilisant uniquement une onomatopĂ©e exemple La Marseillaise avec l'onomatopĂ©e imposĂ©e "Poum". Ensuite, il faudra utiliser 2 puis 3, puis 4 onomatopĂ©es Exemple Poum tchack ding gong.... Bon, primo, je n'y ai jamais jouĂ©. Secundo, autant je trouve que Shabadabada est un jeu vraiment sympa, autant celui lĂ  ne m'attire pas du tout. Moi qui aime les paroles, les mĂ©lodies, les voix, j'ai un peu le sentiment que tout cela se perd dans ce jeu pour ne rĂ©duire la musique qu'Ă  un ou 2, ou 3 ou 4 bruits. Si on me le propose, j'y jouerai cela dit bien volontiers afin de me faire une meilleure idĂ©e de l'expĂ©rience ludique que peut proposer le jeu. D'aprĂšs les retours que j'en ai eu Les + Il semblerait que ce soit un trĂšs bon jeu d'ambiance, que l'on se fende la poire en voyant les autres manquer d'aligner en rythme 3 onomatopĂ©es de suite. Les - Les puristes dont je fais peut-ĂȘtre bien partie n'auront pas envie de faire glouglou tsoin tsoin pour s'amuser en chansons. Le crĂ©atif Traalalaa Auteur FrĂ©dĂ©ric Morard Illustrateur Anthony Brazy Editeur Superlude Distributeur Iello Nombre de joueurs 3 Ă  11 DurĂ©e 20 min Age 7 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2013 Note Tric-Trac 6,64/ 10 sur 8 avis Parties au compteur 0 L'idĂ©e est de chanter plusieurs phrases inscrites sur des cartes, en prenant l'air d'une chanson de notre choix ou sur un air que l'on aura soi-mĂȘme inventĂ©. Les autres joueurs devront alors voter pour Ă©valuer notre interprĂ©tation par rapport Ă  la cohĂ©rence de notre texte, Ă  l'Ă©motion qui en ressort etc. LĂ  encore, je n'ai pas eu l'occasion de jouer Ă  ce jeu et je dois avouer qu'il ne m'a pas attirĂ© suffisamment pour que je cherche Ă  provoquer l'occasion. Pour les besoins de l'article, je me suis cependant repenchĂ© sur la trictrac tv du jeu, et il me faut avouer que j'y jouerais bien, ne serait-ce que pour voir si je m'en sors ou pour voir comment s'en sortiraient les joueurs qui m'accompagnent. Mes + L'idĂ©e de drafter les cartes, d'agencer ses phrases pour en faire un texte puis de se lancer dans une interprĂ©tation m'attire. AprĂšs avoir revu la vidĂ©o, ce cĂŽtĂ© "crĂ©ation" m'intrigue. Mes - Il peut sembler compliquĂ© de lier des phrases et de les unir sur une mĂ©lodie. Encore plus de voter et juger un texte que l'on aura Ă©crit avec 5 cartes choisies Ă  moitiĂ© maximum. De plus, si le cĂŽtĂ© "chanter en public" est parfois difficile Ă  accepter pour certains, il risque d'en ĂȘtre de mĂȘme pour le cĂŽtĂ© "assemblage" de textes. A voir. Paroles paroles A Capella Auteur Serge Dujardin Illustrateur Serge Dujardin Editeur Anteludo Distributeur Millennium Nombre de joueurs 2 Ă  10 DurĂ©e 60 min voire moins Age 13 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2007 Note Tric-Trac 7,22/ 10 sur 9 avis Parties au compteur beaucoup En fonction du dĂ©, soit on nous donne l'artiste et le dĂ©but de paroles refrain chanson française, couplet de chanson française ou refrain internationaux et il nous faut trouver la suite des paroles, soit on nous donne toutes les paroles inscrites sur la carte et il nous faut retrouver le nom de l'artiste. Mes + Les amateurs de chants seront ravis puisque seules les paroles et les noms d'artistes sont demandĂ©s. De plus, pas besoin de savoir chanter puisqu'on ne vous le demande pas du moins, ce n'est pas inscrit dans les rĂšgles! Mes - Il s'agit d'un blind-test amĂ©liorĂ© et ceux qui ont moins de culture musicale que les autres risquent de se sentir un peu mis de cĂŽtĂ© d'autant que si mes souvenirs sont bons, c'est toujours le plus rapide Ă  trouver la rĂ©ponse qui remporte un point. En outre, il s'agit du seul jeu de la liste qui demande Ă  ce que l'on connaisse les paroles d'une chanson c'est en partie ce qui en fait son originalitĂ©, mais c'est aussi ce qui pourra en bloquer certains. L'as d'or En 2002 certes... 8 as d'or dĂ©cernĂ©s cette annĂ©e lĂ , ok, mais tout de mĂȘme ! Hitstory Auteurs Denis Bulot et JĂ©rĂŽme Dutel Illustrateur ? Editeur BD2 Games Distributeur BD2 Games Nombre de joueurs 2 Ă  8 voire + DurĂ©e 40 min voire plus mais adaptable Age 8 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2002 Note Tric-Trac 4,13/ 10 sur 10 avis Parties au compteur beaucoup Primo, il s'agit d'un pur jeu de type blind-test. A savoir que vous aurez d'abord Ă  trouver l'interprĂšte d'une chanson exemple L'AmĂ©rique. Si vous le trouvez, vous marquez des points et si en plus vous fredonnez ou chantez le titre, vous en marquez davantage. C'est un jeu que j'ai littĂ©ralement adorĂ© lorsque je l'ai dĂ©couvert. Il faut dire que je sortais de la fac, une pĂ©riode ou j'Ă©coutais Ă©normĂ©ment de musiques . Cependant, Hitstory est Ă  mon sens dĂ©passĂ© aujourd'hui, notamment parce que j'ai créé Singin' in the Game suite Ă  une frustration ressentie sur Hitstory! Mes + Le premier blind-test musical sous forme de jeu de sociĂ©tĂ© sur lequel je suis tombĂ©. Un blind-test sympa puisqu'il nous faut trouver un artiste et chanter des titres. Mes - Son cĂŽtĂ© "incomplet", Ă  savoir qu'on ne peut pas chanter tous les titres de l'artiste piochĂ© mais seulement celui qui est demandĂ©. On ne rencontrera pas non plus tous nos artistes favoris ce sont ces deux"dĂ©fauts" que j'ai cherchĂ© Ă  rĂ©soudre avec Singin' in the Game!. De plus, dans cette version du jeu, une des catĂ©gories est vraiment difficile sauf si vous connaissez le rĂ©pertoire de Jean Sablon ou Fernand Sardou. L'expression puis la parole Konito? Musik Auteur Richard Champion Illustrateur Igor Polouchine Editeur Iello Distributeur Iello Nombre de joueurs 2 Ă  12 DurĂ©e 30 min Age 8 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2014 Note Tric-Trac 6,45/ 10 sur 2 avis note Vin d'jeu 7,50 Parties au compteur 1 J'y ai jouĂ© Ă  OrlĂ©ans Joue il y a...4 ans environ. Autant vous dire que mes souvenirs ne sont plus de toute premiĂšre fraicheur mais dedans, on nous donnait un dĂ©but de paroles de chanson et il fallait donner la suite des paroles. Dans l'esprit, c'est plutĂŽt sympathique mais les exemples en photo me paraissent assez simples alors que je me souviens avoir Ă©tĂ© plutĂŽt en difficultĂ©s durant ma partie. Pourtant je ne suis en thĂ©orie pas le plus mauvais Ă  ce genre de jeux . Mais la chose qui m'avait le plus déçue Ă©tait le manque de rĂ©fĂ©rence sur les cartes. Aucun titre ni nom d'artiste dont sont extraites les paroles...quel dommage, d'autant que cela aurait pu permettre aux joueurs de se souvenir et de chanter la chanson aprĂšs coup. Mes + Nulle obligation de chanter, mais cela aide Ă  se remĂ©morer les paroles. Mes - La difficultĂ© pour trouver la suite de paroles, le manque de rĂ©fĂ©rence sur les cartes. Les jeux type "questions-rĂ©ponses". La marque et l'application Shazam la boĂźte Ă  quizz Auteur Fabrice Pinel Illustrateur Peut-ĂȘtre Jeff King? Editeur Marabout Distributeur ? Nombre de joueurs 4 et + DurĂ©e ? adaptable j'imagine Age ? AnnĂ©e d'Ă©dition 2017 Note 3,5/ 5 pour 26 avis sur le site de la Fnac Parties au compteur 0 Je n'y ai jamais jouĂ© mais voici le maigre rĂ©sumĂ© de rĂšgles que j'ai pu trouver Shazamez les cartes, Ă©coutez la musique et devinez ! PrĂšs de 750 questions, QCM, Vrai ou Faux, mimes, et 250 dĂ©fis Shazam pour tester sa culture musicale !Une boĂźte de jeu Ă  la pointe de la technologie. Mes + Le mĂ©lange de blind-test, de questions et de mimes, et le fait que cela se joue principalement avec l'application pourra attirer les plus connectĂ©s d'entre nous. Mes - Je fais partie de ceux qui n'aiment pas devoir avoir une application pour jouer Ă  un jeu de sociĂ©tĂ©. De plus, les commentaires sur la fnac ne sont pas des plus enthousiastes malgrĂ© la note peu de chansons Ă  Ă©couter, questions trop pointues mĂȘme lorsqu'on s'y connait, les extraits musicaux n'ont pas forcĂ©ment les bons liens et questions incomprĂ©hensibles... M'est d'avis que Shazam a comme beaucoup, cherchĂ© Ă  surfer sur son succĂšs sans forcĂ©ment se concentrer sur la qualitĂ©, mais enfin cela reste Ă  confirmer. Le trivial musical Best of music Auteur ? Illustrateur ? Editeur Lansay Distributeur Lansay Nombre de joueurs 2 Ă  6 DurĂ©e 30-45 min Age 12 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2015 Note Tric-Trac 6,87/ 10 pour 7 avis Parties au compteur 1 Je n'ai pas trouvĂ© le jeu dĂ©sagrĂ©able, mais je l'ai Ă©galement trouvĂ© loin d'ĂȘtre inoubliable j'avais d'ailleurs oubliĂ© y avoir dĂ©jĂ  jouĂ© alors que ma partie date de dĂ©cembre dernier. Mon rĂ©sumĂ© des rĂšgles se trouve dans le titre. Un plateau, des couleurs, des questions et des rĂ©ponses, quelques jokers pour apporter un peu de variations au jeu et en avant. Mes + Des questions portant sur la musique, les artistes, les chansons... Mes - Il ne s'agit pas d'un jeu d'ambiance Ă  mon sens, car on y chante pas ou peu. De plus, il peut s'avĂ©rer difficile de contrer un joueur trĂšs calĂ©. Le choix de l'artiste Music dĂ©fi Auteurs Damien Escribe, Julien Marezza et Lionel Lagleize Illustrateur ? Editeur JyDe Editions Distributeur Surfin' Meeple Nombre de joueurs 2 Ă  5 DurĂ©e 60 min adaptable je pense Age 14 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2018 Note Tric-Trac 10 / 10 2 avis Parties au compteur 0 Je n'ai pas eu l'occasion de l'essayer, mais j'ai tout de mĂȘme pris le temps d'y jeter un oeil Ă  Cannes histoire de voir comment il pouvait se jouer. LĂ  encore, et sauf erreur de ma part, il s'agit jeu de questions-rĂ©ponses peut-ĂȘtre nous demande-t-on de chanter parfois avec toutefois quelques subtilitĂ©s qui semblent ĂȘtre intĂ©ressantes. En gros, Ă  son tour de jeu, le dernier au score choisit une des cartes sur laquelle est inscrit le nom d'un artise et il devra rĂ©pondre Ă  une des 6 questions en fonction du dĂ© qui portera sur l'artiste en question. Les rĂšgles parlent Ă©galement de bonus et de malus mais je n'en sais guĂšre plus. Mes + Nous sommes sur un jeu de type quizz mais le hasard me semble moins prĂ©sent que dans d'autres puisque nous pouvons choisir l'artiste sur lequel nous serons interrogĂ©s si personne ne l'a pris avant nous, c'est d'ailleurs ce qui en fait l'originalitĂ© et c'est ce pourquoi je l'essaierai bien volontiers. Mes - Peut-t-on l'emporter face Ă  quelqu'un de super calĂ© en musique? De plus, le nombre de joueurs indiquĂ©s me semble assez faible pour un jeu de ce genre, mais peut-ĂȘtre peut-on y jouer en Ă©quipes. Les "ni chants-ni quizz" Viser la lune... MĂ©gastar Auteur Friedemann Friese Illustrateur Maura Kalusky Editeur Amigo Spiel + Freizeit,GmbH Distributeur Gigamic Nombre de joueurs 2 Ă  5 DurĂ©e 45 min Age 10 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2006 Note Tric-Trac 4,43 / 10 sur 11 avis Parties au compteur 1 Les joueurs souhaitent propulser leurs stars favorites au sommet du hit-parade. Chaque joueur dĂ©bute le jeu avec cinq cartes en mains et gagne une carte supplĂ©mentaire Ă  chaque tour. Lors de chaque Ă©valuation du hit-parade, les musiciens grimpent ou chutent par rapport Ă  leurs positions prĂ©cĂ©dentes dans celui-ci. Il faut essayer d’obtenir les musiciens qui s’envolent vers le sommet du hit-parade. Plus haut sera leur classement, plus ils rapporteront de points. Mes + L'envie de faire grimper son groupe dans les charts. Le matĂ©riel uniquement composĂ© de cartes. Mes - Des articles Tric-Trac, il ressort que le jeu est assez chaotique, c'est Ă©galement ce dont je crois me souvenir, mais je ne demande qu'Ă  refaire une partie pour vĂ©rifier. Le jeu d'enchĂšres Rockband Manager Auteur Antoine Bauza Illustrateur Raul Castellanos Editeur Edge Entertainment Distributeur Millennium Nombre de joueurs 3 Ă  6 DurĂ©e 30 Ă  60 min Age 10 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2010 Note Tric-Trac 6,27/10 sur 25 avis Parties au compteur 0 La partie se divise en trois manches. Au cours de la premiĂšre, il va falloir recruter les membres de votre groupe. Cinq cartes sont toujours mises aux enchĂšres, une de chaque type un chanteur, un guitariste, un bassiste, un batteur et mĂȘme un clavier. Chaque joueur va pouvoir parler une fois, en finissant par le joueur actif. Celui-ci aura alors le choix de payer la mĂȘme somme que la plus grosse enchĂšre ou de la laisser Ă  l'autre joueur. Chaque musicos a trois caractĂ©ristiques qui vont servir Ă  la fin de la premiĂšre phase et dans les suivantes. À la fin de la premiĂšre, la somme des caractĂ©ristiques des membres du groupe permet de dĂ©cerner des trophĂ©es bonus. Les deuxiĂšme et troisiĂšme phases permettent de gĂ©rer la carriĂšre de son groupe en acquĂ©rant des cartes Concert, Album et OpportunitĂ©. Au dĂ©but d'un tour, les joueurs sĂ©lectionnent un de leurs musiciens puis, alternativement, ils vont alors placer leur pion sur une des cartes en tenant compte d'une contrainte liĂ©e aux caractĂ©ristiques des musiciens. Les cartes Concert rapporteront des points en fin de partie, tandis que les cartes Album rapporteront des bonus en fin de phase. Enfin, les cartes OpportunitĂ© sont des bonus ou des coups bas Ă  faire aux adversaires qui peuvent servir immĂ©diatement ou durer sur la partie. Mes + Le systĂšme d'enchĂšres a l'air sympa, les graphismes sont cools et j'adore les pions guitares. Mes - Les avis TricTrac ont l'air de le dĂ©crire comme assez rĂ©pĂ©titif et peut calculatoire. Personnellement, je le possĂšde et je n'attends que l'occasion de l'essayer pour me faire mon propre avis. Crescendo et descrescendo Rythm and play Auteur Ludovic Barbe Illustrateur Simon Caruso Editeur Facily Jeux Distributeur Facily Jeux Nombre de joueurs 2 Ă  4 DurĂ©e 15 min Age 8 et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2015 Note Tric-Trac 7,25/10 sur 2 avis Parties au compteur 0 Chaque joueur reçoit en dĂ©but de partie 4 cartes play et 1 carte rythm. Chaque joueur, Ă  son tour doit au choix COMPOSER poser une carte PLAY sur la PortĂ©e, Ă  la suite de la ou des cartes PLAY dĂ©jĂ  la carte PLAY jouĂ©e est une Note, elle doit toujours ĂȘtre supĂ©rieure ou infĂ©rieure Ă  la prĂ©cĂ©dente en fonction de la carte tonalitĂ© diĂšse ou bĂ©mol, sans ĂȘtre forcĂ©ment consĂ©cutive Ă  la prĂ©cĂ©dente. Le joueur Ă  sa droite choisit le cĂŽtĂ© DiĂšse ou BĂ©mol de la carte joueur, Ă  son tour, doit, au choix COMPOSER poser une carte PLAY sur la PortĂ©e, Ă  la suite de la ou des cartes PLAY dĂ©jĂ  la carte PLAY jouĂ©e est une Note, elle doit toujours ĂȘtre supĂ©rieure ou infĂ©rieure Ă  la prĂ©cĂ©dente, suivant un sens ascendant ou descendant, mais n’est pas obligatoirement consĂ©cutive. Ce sens est dĂ©terminĂ© par la face visible de la carte TonalitĂ© DiĂšse ou la carte PLAY jouĂ©e est une AltĂ©ration DiĂšse ou BĂ©mol, on retourne la carte TonalitĂ© en fonction. On ne peut poser une AltĂ©ration qu’aprĂšs une Note, jamais aprĂšs une autre AltĂ©ration. Mes + Le matĂ©riel et les couleurs sont tops. Le jeu a l'air rapide. Le thĂšme du solfĂšge est original mais nul besoin d'y connaitre quoique ce soit pour jouer. Mes - Pour rappel, je n'y ai pas jouĂ© mais en regardant une vidĂ©o d'explication, il me ferait presque penser Ă  un mĂ©lange d'Uno et de Boomerang, ce qui me fait dire que je n'aurais pas dĂ© vĂ©ritable surprise en y jouant. Toutefois, ce sont des jeux que j'apprĂ©cie, je m'y laisserais donc volontiers tentĂ©. Do rĂ© mi fa sol fĂšge Tempo Presto Auteurs Jean Philippe Carboni, Mathieu Mante et Florian Gustin Illustrateur ? Editeur Potion Of Creativity Distributeur Potion Of Creativity Nombre de joueurs 2 Ă  5 ou10? DurĂ©e 15 min Age 7 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2017 Note 4/5 sur le site Parties au compteur 0 Il faut, pour gagner, se dĂ©barrasser de toutes ses cartes, et ce, en s’amusant Ă  manipuler la durĂ©e des notes et les symbĂŽles de musique. Sautez les tours de vos adversaires, inversez le sens du jeu, faites les piocher ! Il s’agit d’un jeu de cartes ludique et Ă©ducatif pour dĂ©couvrir les notes, leur durĂ©e, ainsi que les symboles de musique. Un jeu qui fait appel Ă  la fois Ă  la rapiditĂ©, puisqu’il faut ĂȘtre le premier Ă  s’ĂȘtre dĂ©barrassĂ© de toutes ses cartes, et aux connaissances musicales pour pouvoir avancer dans la partie. Sur le principe, une musique est composĂ©e de plusieurs temps, et donc chaque joueur va reprĂ©senter un temps. Une fois la partie lancĂ©e, le premier joueur va poser une carte qui vaut un temps ou plus et donc remplir sa durĂ©e minimale d’un temps. Toutefois, s’il pose une carte qui vaut 2, 3 ou 4 temps, il empiĂšte sur le temps de ses camarades et donc les empĂȘche de jouer et de se dĂ©barrasser de leurs cartes. Pour contrer cet envahissement, ces derniers pourront alors poser des cartes “œ temps” pour freiner l’avancĂ©e du joueur 1, et ainsi de suite. Mes + Je suis curieux de dĂ©couvrir s'il permet rĂ©ellement d'apprendre aux plus jeunes quelques bases de solfĂšge. De plus, les rĂšgles ont l'air simples mais jouables Ă  tout Ăąge. Mes - L'idĂ©e de monter ou descendre sur la partition me fait penser Ă  Rythme and Play et le systĂšme de jeu n'est pas hyper original, peut-ĂȘtre que cela peut faire penser Ă  une variante du prĂ©sident. Un jeu que j'apprĂ©cie donc qui sait, peut-ĂȘtre apprĂ©cierai-je FĂ©licy euh...celui ci aussi. Le chronologique Timeline Musique et cinĂ©ma Auteur FrĂ©dĂ©ric Henry Illustrateurs Nicolas Fructus et Xavier Collette Editeur AsmodĂ©e Distributeur AsmodĂ©e Nombre de joueurs 2 Ă  8 DurĂ©e 30 min adaptable Age 8 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2013 Note Tric-Trac 7,62 / 10 sur 42 avis Pas de note Vin d'jeu Parties au compteur une dizaine Le principe de la game Timeline est simple Chaque joueur a en main 4 cartes "Ă©vĂšnements" datĂ©e au verso et doit s'en dĂ©fausser avant les autres pour gagner. En dĂ©but de partie, une carte Ă©vĂšnement est rĂ©vĂ©lĂ©e sur la table, face datĂ©e on sait donc en quelle annĂ©e a eu lieu la carte. A votre tour de jeu, vous devez choisir une carte "Ă©vĂšnement" de votre main et tenter de la placer sur la table en respectant la chronologie avant ou aprĂšs la carte dĂ©jĂ  rĂ©vĂ©lĂ©e? Une fois placĂ©e, retournez la carte sur le cĂŽtĂ© datĂ© pour vĂ©rifier le placement. Si la chronologie a Ă©tĂ© respectĂ©e, bravo, il ne vous reste plus que 3 cartes! Et le niveau monte d'un cran car il y a davantage de cartes Ă  prendre en compte sur la table pour le reste de la partie. Dans le cas contraire, dĂ©faussez la carte placĂ©e et piochez-en une nouvelle que vous ajoutez Ă  votre jeu. Mes + L'intĂ©rĂȘt pĂ©dagogique mĂȘme si Chronicards est encore plus dĂ©taillĂ©. Le fait de pouvoir se rĂ©fĂ©rer Ă  des pĂ©riodes de nos vies pour dater les cartes l'invention du CD, Thriller ou Les Spices Girls...c'est plus parlant que la dĂ©couverte de la pomme de Terre ou le premier satellite dans l'espace sur d'autres versions. De plus, la durĂ©e d'une partie peut ĂȘtre vraiment rapide et les diffĂ©rentes versions de Timeline peuvent se combiner. Les - C'est un jeu que j'aime bien mais que je ne trouve personnellement pas non plus trĂšs "fun", peut-ĂȘtre parce que l'action et les interactions me paraissent un peu limitĂ©es. Cela dit, dans cette version, le fait de pouvoir estimer une date en fonction de notre propre chronologie de vie permet davantage d'interactions que dans les autres versions du jeu . DĂ©s et gestion de cartes MĂ©tal Mania Auteur Fernando Lefuente Illustrateur Alba Aragon Editeur PĂ©tard Troll et GDM Games Distributeur PĂ©tard Troll Nombre de joueurs 2 Ă  5 DurĂ©e 30 min Ă  1h Age 9 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2017 Note Tric-Trac 3,17 sur 3 avis Parties au compteur 0 Je n'y ai pas jouĂ© mais Metalmania est un jeu de dĂ©s et de gestion de cartes qui vous plonge dans la peau d'un groupe qui va essayer de devenir le plus grand groupe de MĂ©tal de tous les temps. Il devra faire des concerts, sortir des albums, faire la bringue, signer dans une maison de disques, tout en Ă©vitant le spleen... Mes + Le thĂšme est cool, les illustrations sont super sympas, le jeu est un mĂ©lange de dĂ©s et de gestion de cartes. Mes - Le cĂŽtĂ© jeu de dĂ©s m'a un peu freinĂ© lorsque j'ai envisagĂ© de l'acquĂ©rir. Le Roll and Write On Tour Auteur Chad DeShon Illustrateur Anca Gavril Editeur Distributeur ? Nombre de joueurs 1 Ă  4 ou 12 et + DurĂ©e 15 Ă  25 min Age 10 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2019 Note BoardGameGeek 7,35/10 sur 337 avis Parties au compteur 0 Vous devez ordonner les deux nombres obtenus chaque tour avec deux dĂ©s Ă  10 faces en un road trip Ă  travers les USA.. Deux dĂ©s, forment deux nombres qu'il vous faut placer sur votre carte des USA divisĂ©e en trois zones. Vous devrez cependant faire chaque tour avec une contrainte vous obligeant Ă  placer vos nombres sur une des deux rĂ©gions disponibles. Reste Ă  placer ces deux nombres de façon Ă  pouvoir les relier en fin de partie en une sĂ©rie ascendante 6, 11, 14, 32, 67 etc... reliant des Ă©tats amĂ©ricains voisins. Mes + Une fois de plus, les illustrations, les couleurs, le thĂšme. Mes - Je ne me penche que peu sur les roll and write, je ne peux donc pas dire s'il amĂšne un souffle nouveau au genre. Battle de compositeurs Lord of the Chords The Punniest Music Theory Card Game! Auteurs Jonathan..., Kief... et Jun Yu... Illustrateur ? Editeur ? Distributeur ? Nombre de joueurs 2Ă  4 DurĂ©e 30 Ă  45 min Age 9 et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2019 Note / Parties au compteur 0 Il me semble que le but du jeu est de rĂ©unir une combinaison de cartes donnĂ©e des notes je crois tout en utilisant d'autres cartes personnages ayant quelques pouvoirs. Les + Il y aurait apparemment un aspect pĂ©dagogique au jeu + L'originalitĂ© d'utiliser des musiciens et compositeurs pour "attaquer les autres". Mes - Il me fait penser Ă  un Fantasy, donc je suis moins convaincu de l'originalitĂ© de la mĂ©canique mais il a bien marchĂ© sur kickstarter. Le rythmĂ© Rythme and Boulet Auteur Gabriel Ecoutin Illustrateur Olivier FagnĂšre Editeur Cocktail Games Distributeur AsmodĂ©e Nombre de joueurs 4 Ă  12 DurĂ©e 15 min Age 10 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2008 Note Tric-Trac 6,74/ 10 sur 81 avis Parties au compteur 1 mais avec des rĂšgles diffĂ©rentes Je n'ai pas jouĂ© Ă  la version trouvable dans le commerce. En fait, la seule fois oĂč j'y ai jouĂ©, c'Ă©tait Ă  une soirĂ©e entre amis alors que mes annĂ©es de lycĂ©ens prenaient fin, autant vous dire que les rĂšgles n'Ă©taient pas les mĂȘmes. Les rĂšgles donc On prend un rythme genre we will rock you, chacun a un geste qui lui est associĂ© exemple taper sur son front, se gratter le poignet etc. Tout le monde tape sur la table en rythme, et Ă  un moment, le meneur fait son signe, puis reprend le rythme et fait le signe d'un autre joueur prĂ©sent Ă  table. L'autre joueur doit alors refaire ce signe et appeler le signe de quelqu'un d'autre etc et quand on n'arrive pas Ă  respecter le rythme ou qu'on se perd dans les signes, on perd. Mes + L'un des rares jeu Ă  proposer de jouer sur le rythme et d'une façon bien sympa. Mes - Peut-ĂȘtre que ceux qui ont des problĂšmes de rythme ou de coordination pourront se sentir larguĂ©s. A voir. ChorĂ©graphies Top Dance Auteur Wlad Illustrateur Igor Polouchine Editeur Buzzy Games Distributeur Blackrock Games Nombre de joueurs 3 Ă  8 DurĂ©e 15 min Age 7 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2016 Note Tric-Trac 6,07/10 sur 3 avis 7,50 sur Vin d'jeu Parties au compteur 0 Vous allez devoir faire de la place autour de la table, retirer les chaises, Ă©taler les cartes et lancer la musique! Les uns aprĂšs les autres, les joueurs piochent une carte et reproduisent la chorĂ©graphie indiquĂ©e au rythme de la musique. Si la chorĂ©graphie est devinĂ©e, la carte est gagnĂ©e. Et c’est au joueur suivant de danser. À la fin de la musique, celui qui a accumulĂ© le plus de cartes a gagnĂ© la partie. Mes + Le seul jeu de la liste Ă  nous faire danser. Les rĂšgles sont simples et offrent 3 modes de jeu. Mes - NĂ©cessite d'avoir de quoi Ă©couter de la musique Ă  portĂ©e d'oreille tout en ayant de la place autour de soi. NĂ©gociation et placement de cartes Band Manager Backstage Clash Auteur Ed...? Illustrateur Sam...? D'aprĂšs leur vidĂ©o de prĂ©sentation Kickstarter Editeur Original Content London Distributeur ? Nombre de joueurs 3 Ă  5 DurĂ©e 30 Ă  60 min Age 13 ans et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2018 Note / Parties au compteur 0 Il s'agit d'un jeu placement de cartes lignes et colonnes et de nĂ©gociations. Un genre de Coloretto like apparemment mais avec davantage de rĂšgles de placements. Mes + Le plateau de jeu est un T-shirt! De plus, j'affectionne particuliĂšrement ce genre de jeu de cartes, j'aimerais beaucoup l'essayer. Mes - Je ne suis pas fan des illustrations et je crains, que les petites rĂšgles en plus que contient le jeu par rapport Ă  un Coloretto ne viennent le rendre moins fluide Ce qui est un peu ce que j'ai ressenti en jouant Ă  Fennec. L'enchanteur sans chanter Le Joueur de FlĂ»te Auteur AgnĂšs Largeau Illustrateur Mathieu Leyssenne Editeur Purple Brain CrĂ©ations DistributeurIello Nombre de joueurs 2 Ă  5 DurĂ©e 20 min Age 8 et + AnnĂ©e d'Ă©dition 2016 Note Tric-Trac 8,82/ 10 sur 22 avis Partie au compteur 0 Un jeu de cartes oĂč vous devrez faire de votre mieux pour orienter les rats vers les maisons de vos adversaires tout en faisant passer le joueur de flĂ»te sur la votre, afin de faire monter le niveau d'infestation des rats chez les autres et le faire descendre chez vous. Mes + L'Ă©dition du jeu la boĂźte, les souris en bois..., la thĂ©matique du "conte", le cĂŽtĂ© fourbe d'infester la maison des autres et de menacer leur partie. Les - Le jeu a l'air un peu alĂ©atoire d'aprĂšs les avis Tric Trac. LĂ  encore, je demande Ă  voir. Deux en un Le jeu des compositeurs Auteur? Illustrateur ? Editeur Harmonia Mundi Distributeur Harmonia Mundi ? Nombre de joueurs 2 Ă  5 DurĂ©e Info trouvĂ©e 1h20 sans doute la durĂ©e du CD Age ? AnnĂ©e d'Ă©dition 2007 Note Tric-Trac / Partie au compteur 0 Le premier jeu est un jeu de 7 familles autour des compositeurs de diffĂ©rentes pĂ©riodes Le Moyen Age, la Renaissance, les Baroques, les Classiques, les Romantiques, les Modernes et nos Contemporains. Le second jeu est un blind-test Ă  partir du CD prĂ©sent dans le jeu 42 extraits.Mes + Le fait de mettre en lumiĂšre un genre peu exploitĂ© la musique classique. Mes - Le jeu de 7 familles n'est clairement pas un jeu qui m'enthousiasme, peu importe le thĂšme avec lequel on l'habillera. Le second jeu est dĂ©pendant d'un CD, et je vous ai dĂ©jĂ  parlĂ© du fait que je n'Ă©tais pas un grand fan des jeux de sociĂ©tĂ© qui nĂ©cessitent une autre technologie pour que l'on puisse y jouer. Au delĂ  de cet aspect, 42 extraits, cela me parait assez peu pour assurer une Ă©norme rejouabilitĂ©. Pour conclure VoilĂ , j'espĂšre que cet article pourra vous aider Ă  trouver le ou les jeux qui vous correspondent! Mon top 3 mais chacun aura et/ou se fera le sien serait je pense Singin' in the Game! forcĂ©ment puis Shabadabada et A Capella qui sont Ă  mes yeux complĂ©mentaires Dans Singin' in the Game! on part d'un artiste ou d'un de ses titres, dans Shabadabada on part d'un mot et dans A Capella on part de paroles. Mais Ă  dire vrai, j'aurais bien envie de tous les essayer! Et vous, quels sont les jeux que vous apprĂ©ciez le plus ou qui vous font envie dans cette liste de 22 jeux ? Si vous connaissez d'autres jeux dont le thĂšme est liĂ© Ă  la musique, si j'ai fait quelques erreurs ou si vous n'ĂȘtes pas d'accord avec mes propos, n'hĂ©sitez pas Ă  le dire en commentaire. Je tenais Ă  Ă©galement Ă  mettre en lumiĂšre et Ă  remercier tous les auteurs et Ă©diteurs qui se sont lancĂ©s dans ces aventures ludomusicales et espĂšre qu'ils ne m'en voudront pas si j'ai Ă©tĂ© parfois Ă©tĂ© sĂ©vĂšre ou injuste dans mes avis. A dire vrai, je suis ravi de voir une telle diversitĂ© et qualitĂ© de jeux sur cette thĂ©matique, alors merci messieurs et mesdames les auteurs, autrices, Ă©diteurs et Ă©ditrices de nous montrer que la musique ce n'est dĂ©cidĂ©ment pas qu'une histoire de notes! Salut Ă  la foule, Rideau! ; Texte de Mathieu Saujot, chercheur Ă  l’IDDRI, Sarah Thiriot, sociologue Ă  l’AdemeEn 2020, Bon Pote prĂ©sentait les 12 excuses de l’inaction climatique et les maniĂšres d’y rĂ©pondre, sur la base d’un article scientifique qui a depuis touchĂ© une forte audience. Dans ce travail, 12 discours de dĂ©lai, qui acceptent la rĂ©alitĂ© du changement climatique mais justifient l’inaction ou des actions inadĂ©quates », Ă©taient identifiĂ©s et analysĂ©s. Parmi les diffĂ©rents types d’actions Ă  mener pour faire face au changement climatique, la question des modes de vie plus durables nous semble ĂȘtre particuliĂšrement sujette Ă  ce type de discours. Les rĂ©actions au concept de sobriĂ©tĂ© en sont un bon exemple. Celui-ci apparaĂźt souvent comme un tabou qui peut ĂȘtre soit Ă©cartĂ© soit diluĂ© en jouant sur la confusion avec l’efficacitĂ© ou encore neutralisĂ© en renvoyant vers la dĂ©croissance. On se trouve donc dans une situation oĂč de plus en plus de dĂ©clarations politiques reconnaissent la nĂ©cessitĂ© de faire Ă©voluer nos modes de vie, mais oĂč des obstacles se prĂ©sentent dĂšs que l’on aborde concrĂštement les changements Ă  mettre en Ɠuvre. Prendre en compte ces prĂ©occupations et savoir y rĂ©pondre Faire ce travail d’identification des arguments de rĂ©sistance au changement et des rĂ©ponses possibles Ă  apporter n’est pas seulement un enjeu de communication politique il rĂ©vĂšle des Ă©lĂ©ments sur ce que reprĂ©sente changer les modes de vie et ce qu’il faut mettre en Ɠuvre collectivement pour que cela devienne possible, acceptable, auteurs de l’article sur les 12 discours d’inaction climatique soulignent que ces derniers s’appuient sur les prĂ©occupations et les craintes lĂ©gitimes 
 Nous soutenons qu’ils deviennent des arguments dilatoires lorsqu’ils dĂ©forment plutĂŽt que de clarifier, soulĂšvent l’adversitĂ© plutĂŽt que le consensus ou laissent entendre que prendre des mesures est un dĂ©fi impossible. ».Nous cherchons donc Ă  rĂ©pondre Ă  ces arguments afin de progresser dans notre capacitĂ© Ă  rendre possibles ces changements de modes de vie. Pour cela il nous paraĂźt essentiel d’éclairer et orienter le dĂ©bat avec les acquis et connaissances des sciences humaines et sociales. 1. Ces changements ne sont pas acceptablesCet argument dĂ©crĂ©dibilise une action climatique qui passerait par des changements de modes de vie en considĂ©rant qu’ils ne seraient pas acceptables par la population. On pense gĂ©nĂ©ralement ici Ă  changer sa mobilitĂ©, son chauffage, ses pratiques de consommation et alimentaire, sa maniĂšre de faire du tourisme, d’utiliser le numĂ©rique
 – RĂ©ponses possibles –Inverser la charge de la preuve Cet argument comme d’autres fonctionne car il Ă©vacue la situation actuelle et reporte totalement la charge de la preuve sur le projet de transition. Dire que ces changements ne sont pas acceptables fait passer implicitement l’idĂ©e que nos modes de vie actuels ne posent pas de question, et que seule la transition pose problĂšme. Or c’est bien Ă©videmment faux. Nos modes de vie sont dĂ©jĂ  associĂ©s Ă  des choses qui, lorsqu’elles sont identifiĂ©es et dĂ©noncĂ©es notamment par des ONG, suscitent des dĂ©bats dans la sociĂ©tĂ©. Pensons par exemple Ă  l’impact de ce que rĂ©vĂšlent des associations comme L214 sur ce qu’impliquent concrĂštement pour le bien-ĂȘtre des animaux nos pratiques alimentaires actuelles, reposant sur la large disponibilitĂ© de produits animaux peu coĂ»teux. Pensons Ă©galement aux manquements de l’industrie textile en termes de droit social, par exemple avec l’effondrement d’une usine en 2013 Ă  Dacca, causant plus de 1000 morts parmi les ouvriers et ouvriĂšres. Cet Ă©vĂ©nement a Ă©tĂ© associĂ© Ă  la pression qu’exerce sur la main d’Ɠuvre le besoin de produire Ă  faible coĂ»t dans une logique de fast fashion, ce qui renvoie in fine Ă  nos pratiques vestimentaires. Et au quotidien, nos maniĂšres de nous dĂ©placer, fortement dĂ©pendantes de la voiture thermique, impliquent un haut niveau de pollution de l’air dans les mĂ©tropoles, au dĂ©triment de la santĂ© de leurs dĂ©plorer les impacts nĂ©gatifs de nos modes de vie actuels n’équivaut pas Ă  rendre acceptable tout changement futur. Mais cela doit permettre d’ouvrir la discussion sur une base Ă©quitable nos modes de vie actuels ont leurs qualitĂ©s comme leurs dĂ©fauts, ils posent Ă©galement des enjeux moraux et Ă©thiques qu’il convient de mettre Ă  jour. Cet examen rééquilibrĂ© incite Ă  penser le changement. Les dĂ©bats qu’il peut susciter au sein de la sociĂ©tĂ© sont certainement une voie de progrĂšs. Nos prĂ©fĂ©rences sont mallĂ©ables Qu’est ce qui est inacceptable ? Le rĂ©sultat ou les moyens ? Nous faisons souvent face Ă  cette question est-ce que la sobriĂ©tĂ© est acceptable ? Comme si on pouvait rĂ©pondre de but en blanc face Ă  un concept qui n’a rien d’évident. Prenons un exemple si par un bon matin pluvieux, tout d’un coup, vous tendez un vĂ©lo Ă  votre voisin automobiliste invĂ©tĂ©rĂ© pour rĂ©aliser les 5 kilomĂštres qui le sĂ©parent de son travail, il y a effectivement de fortes chances qu’il trouve cela inacceptable. Si ce mĂȘme moment arrive aprĂšs 6 mois oĂč se sont succĂ©dĂ©s l’inauguration d’une nouvelle voie verte dans son village pĂ©riurbain, le test d’un vĂ©lo Ă©lectrique Ă  son travail, un rendez-vous avec son mĂ©decin l’alertant sur sa trop grande sĂ©dentaritĂ©, une discussion avec ses enfants qui utilisent leur vĂ©lo sur leur lieu d’étude
 et l’achat d’un bon impermĂ©able ! ; alors la rĂ©ponse sera certainement cette variation ? Tout simplement car nos prĂ©fĂ©rences, nos reprĂ©sentations de ce qui est possible, positif, dĂ©sirable sont mallĂ©ables, comme cela a Ă©tĂ© rappelĂ© dans le rĂ©cent rapport du GIEC[1]. Ces Ă©volutions peuvent ĂȘtre stimulĂ©es par un ensemble de leviers dans les mains des dĂ©cideurs politiques, des dĂ©cideurs privĂ©s et des citoyens. Pour le vĂ©lo par exemple, le schĂ©ma ci-dessous et le dossier complet sur Bon Pote permettent d’identifier l’ensemble de ces travail menĂ© par l’Ademe autour de la prospective “Transitions2050” pour mettre en discussion ces choix de sociĂ©tĂ© auprĂšs d’une trentaine de Français et Françaises est Ă©galement riche d’enseignements. D’abord, il montre que l’on ne peut poser cette question de l’acceptabilitĂ© sans rendre concrets et prĂ©hensibles plusieurs futurs possibles. Il montre Ă©galement que les scĂ©narios activant davantage la sobriĂ©tĂ© ne sont pas moins acceptables que les scĂ©narios qui parient sur d’importants dĂ©ploiements technologiques pour prĂ©server nos modes de consommation changer nos modes de vie, de consommation, de dĂ©placement n’est pas sans poser de question, mais les faire perdurer au prix de technologies lourdes soulĂšve Ă©galement tout un ensemble d’incertitudes aux yeux des citoyens. Cela rejoint l’idĂ©e d’aller au-delĂ  du terme d’acceptabilitĂ© pour mieux comprendre ce qui se joue derriĂšre ce terme la dĂ©sirabilitĂ© des scĂ©narios, leur faisabilitĂ© et enfin les conditions de rĂ©alisation nĂ©cessaires Ă  leur mise en Ces changements sont socialement injustes Cet argument s’inscrit dans la logique des critiques contre une Ă©cologie dite “punitive”. Elle s’appuie sur une forme de simplification la transition se ferait par principe au dĂ©triment des plus vulnĂ©rables, et notamment quand on cherche Ă  rĂ©orienter les comportements et les modes de vie. L’exemple de la taxe carbone, rĂ©el voir ces travaux qui montrent l’impact inĂ©galitaire et notre article sur la question, permet alors de disqualifier l’ensemble du projet de transition. – RĂ©ponses possibles –Des inĂ©galitĂ©s bien rĂ©elles
 mais le plus souvent indĂ©pendantes de la transition Encore une fois, cet argument a tendance implicitement Ă  rejeter sur les porteurs de la transition les inĂ©galitĂ©s et problĂšmes sociaux actuels. La crise des Gilets jaunes, qui a notamment mis en exergue la dĂ©pendance Ă  la voiture et la vulnĂ©rabilitĂ© aux prix du carburant problĂšme identifiĂ© par la recherche dĂšs les annĂ©es 2000-2010, avant que la taxe carbone ne soit mise en place, le mal-logement et la lutte contre les passoires Ă©nergĂ©tiques voir le collectif RĂ©novons, et l’alimentation avec les enjeux de prĂ©caritĂ© et d’insĂ©curitĂ© alimentaire qui touchent des millions de voir le rĂ©cent rapport de 7 sur la question montrent que nos sociĂ©tĂ©s sont dĂ©jĂ  tiraillĂ©es par des inĂ©galitĂ©s et des souffrances sociales. Le premier vecteur d’inĂ©galitĂ©s n’est pas la transition, mais bien les politiques actuelles et ce que les politiques passĂ©es ont créé. Dans ce contexte, s’il est important de s’interroger sur les potentiels impacts nĂ©gatifs de la transition, celle-ci peut aussi ĂȘtre vue comme une source de solutions. De fait, , les travaux de recherche sur les modes de vie durables et les propositions associĂ©es adoptent de plus en plus une approche mettant au cƓur de leur rĂ©flexion les enjeux de justice sociale, d’équitĂ© et d’égalitĂ©. Ils partent du principe qu’il faut s’assurer des besoins de base pour tous avec les concepts de social floor », de basic needs », de social threshold », qui dessineraient un cadre vecteur de progrĂšs pour les plus modestes. Ces travaux pointent Ă©galement que les efforts les plus importants seront certainement du cĂŽtĂ© de ceux qui aujourd’hui ont les revenus les plus Ă©levĂ©s et de facto consomment plus et Ă©mettent plus. Le cas de l’avion est emblĂ©matique car une minoritĂ© de la population reprĂ©sente la majoritĂ© des vols, ce qui fait qu’une mesure comme une taxe qui croĂźt avec la frĂ©quence de vol impacterait avant tout les plus aisĂ©s. Pour un bon rĂ©sumĂ© de ce que dit la recherche sur la question de l’équitĂ© dans la transition des modes de vie, voir cet nouveaux cadres d’actions publiques Ă  construire Penser la transition de maniĂšre Ă  ce qu’elle n’impacte pas les plus vulnĂ©rables et qu’elle soit au contraire un progrĂšs social est Ă©videmment essentiel et peut aussi ĂȘtre explorĂ© au niveau sectoriel. Concernant l’agriculture et l’alimentation, il faut Ă  la fois penser les Ă©volutions des filiĂšres, le revenu des agriculteurs et les mĂ©nages les plus contraints, ce qui implique d’anticiper les politiques publiques nĂ©cessaires. Sur cet exemple, des solutions existent et peuvent ĂȘtre mises en place. Ce n’est donc pas un dĂ©fi philosophies d’action pour assurer l’accessibilitĂ© Ă©conomique d’une alimentation saine et durable. Blog IDDRIAu-delĂ  des idĂ©es reçuesIl est Ă©galement crucial d’aller au-delĂ  des idĂ©es reçues entourant ces questions d’inĂ©galitĂ©s. Par exemple, contrairement Ă  une vision oĂč l’alimentation durable serait l’apanage de publics aisĂ©s et diplĂŽmĂ©s, on observe que les publics modestes expriment un intĂ©rĂȘt pour une alimentation saine, de qualitĂ© et durable et ne sont pas absents des tendances de consommation, comme celle du bio. L’enjeu crucial se situe donc davantage dans le besoin d’inclusion et de cohĂ©sion dans la façon de concevoir, prĂ©senter et mener le projet de transition, ce qui peut prendre des formes trĂšs concrĂštes notamment au niveau local voir par exemple le projet Territoires Ă  vivres » . Enfin, encore une fois, il faut faire attention au deux poids, deux mesures » personne, par exemple, ne s’est alarmĂ© du potentiel surcoĂ»t impliquĂ© pour les mĂ©nages modestes par le dĂ©veloppement rapide de la 5G, alors que la tĂ©lĂ©phonie mobile est aujourd’hui un prĂ©requis pour ĂȘtre inclus dans la vie sociale, Ă©conomique, professionnelle pour tout un chacun, y compris pour les plus contraints financiĂšrement. C’est parce que nous sommes habituĂ©s Ă  cette course Ă  l’innovation, parce que les changements de nos modes de vie liĂ©s au numĂ©rique ont Ă©tĂ© incitĂ©s et dĂ©ployĂ©s par une multitude d’actions des acteurs publics et privĂ©s voir La numĂ©risation du monde, F. Flipo, 2021 que cette dynamique du numĂ©rique ne pose pas de problĂšmes d’inĂ©galitĂ©s sont cruciaux et de nombreux travaux cherchent Ă  les rĂ©soudre dans le cadre de la transition, cette question ne peut se rĂ©sumer Ă  l’idĂ©e d’une â€œĂ©cologie punitive”, clivage que les français sont prĂȘts Ă  Cela menace nos libertĂ©sLes mesures Ă©cologistes vont restreindre nos capacitĂ©s Ă  consommer, Ă  nous dĂ©placer. Ce sont des intrusions inacceptables dans notre vie privĂ©e. On retrouve ici les termes de Khmer verts, de dictature Ă©cologique
– RĂ©ponses possibles –Libres
 dans un cadre trĂšs contraintCommençons par un paradoxe tout le monde est libre mais tout le monde fait la mĂȘme chose ! ». Dit autrement, nos vies sont largement rĂ©gies par des cadres qui organisent et structurent fortement nos vies infrastructures, offres de produits et de services, organisation du temps, normes sociales et imaginaires, rĂ©glementations
 C’est d’ailleurs ce qui explique qu’il y a une importante rĂ©gularitĂ© de nos modes de vie on parle ainsi de mode de vie occidental, français ou pĂ©riurbain par exemple. Cela ne veut pas dire que chacun ne trouve pas un peu de marge de manƓuvre pour dĂ©velopper son propre style de vie, mais cela se traduit dans un cadre partagĂ© prĂ©pondĂ©rant, qui relativise l’idĂ©e d’une totale libertĂ© de nos modes de plus, la libertĂ© considĂ©rĂ©e dans ces discours est avant tout celle de consommer, or ce n’est qu’une de nos libertĂ©s. Évidemment les dĂ©bats soulevĂ©s par la crise sanitaire et les mesures impactant nos libertĂ©s, comme ceux concernant la libertĂ© de la presse dans un contexte de concentration Ă©conomique ce qui a motivĂ© une commission d’enquĂȘte du SĂ©nat, plaident pour avoir une vue d’ensemble sur la prĂ©servation de nos libertĂ©s. Pensons notamment au travail de François Sureau sur nos libertĂ©s publiques. Voir ici l’ensemble des dessins reprĂ©sentant les 12 discours de l’inaction climatiquePar ailleurs, notre libertĂ© de consommer elle-mĂȘme est bridĂ©e par l’offre existante aujourd’hui personne n’est libre d’acheter une voiture low cost sans Ă©lectronique, elle n’est tout simplement pas produite ; on ne peut pas non plus se passer des outils numĂ©riques ; et faire rĂ©parer les objets de son quotidien n’est pas toujours possible. Elle est aussi orientĂ©e par la publicitĂ©, qui nous enferme dans des stĂ©rĂ©otypes et des reprĂ©sentations datĂ©es et nous dĂ©peint un imaginaire que nous ne sommes en moyenne pas en capacitĂ© d’acheter. Qu’il s’agisse du marronnier des “sports d’hiver”, largement couverts par les journaux tĂ©lĂ©visĂ©s alors mĂȘme que seuls 10% de la population les pratiquent, de l’idĂ©al de la maison individuelle ou de l’achat d’une voiture neuve
 Quelles sont les marges de manƓuvre et les libertĂ©s des Françaises et Français, et notamment ceux ayant des revenus modestes, pour se conformer aux reprĂ©sentations vĂ©hiculĂ©es dans la publicitĂ© et les mĂ©dias ? Changer ces reprĂ©sentations de maniĂšre cohĂ©rente avec les crises environnementales est un enjeu essentiel et cette Ă©volution n’implique pas forcĂ©ment une perte de libertĂ© voir par exemple le rĂ©cent rapport EPE. Et rappelons que la publicitĂ© dispose de moyens trĂšs importants, bien supĂ©rieurs Ă  ceux des politiques publiques dont on questionne pourtant l’aspect liberticide. En 2014 par exemple, le budget de communication publique sur la nutrition et la santĂ© s’élevait Ă  4 millions d’euros quand l’investissement du secteur de l’alimentation dans les mĂ©dias atteignait 2,4 milliards d’euros, qui plus est fortement orientĂ©s vers la publicitĂ© des aliments pauvres, nutritivement dĂ©conseillĂ©s par ce programme. Dans le secteur automobile, au niveau mondial, c’est plus de 35 Md$ qui sont dĂ©pensĂ©s en publicitĂ©, dont 5 Md$ au total pour la France, l’Allemagne et la le dire de maniĂšre directe aujourd’hui personne n’est libre d’avoir une vie sobre car appartenir Ă  la sociĂ©tĂ© nĂ©cessite la consommation de certains biens et services indispensables communiquer, se dĂ©placer
 et car l’organisation qui produit ces biens et services n’est pas nos histoires collectivesL’évolution de nos normes sociales relativise Ă©galement en partie ce questionnement sur notre libertĂ© de dĂ©sirer et de choisir. Les normes sociales actuelles, fruits de l’histoire et de conventions, sont autant un ciment de notre vie collective que des contraintes sur nos pratiques quotidiennes ex. “un bon repas de famille doit inclure de la viande” ; “une personne respectable ne se dĂ©place pas en vĂ©lo”. On peut de ce fait voir la transition vers de nouveaux modes de vie comme une redĂ©finition collective de ce qui est dĂ©sirable et positif[2], chose que l’humanitĂ© fait en permanence, de maniĂšre plus ou moins explicite. Comme Y. N. Harari l’explique, le propre de l’humanitĂ© est de croire collectivement dans les histoires qu’elle se raconte, et ces histoires le fait de concĂ©der, Ă  l’Etat et Ă  nos concitoyens, une part de nos libertĂ©s dans le cadre d’un contrat social est le ciment de nos vies collectives. C’est d’ailleurs un des rĂ©sultats de l’enquĂȘte ADEME sur les modes de vie menĂ©e dans la prospective “Transitions 2050” les citoyens interrogĂ©s perçoivent bien l’enjeu de la rĂ©duction de la libertĂ© de consommer. Mais, pour eux, la consommation n’est pas la pratique cardinale derriĂšre l’idĂ©e de libertĂ©. In fine, ce qui compte le plus Ă  leurs yeux relĂšve de l’organisation de la vie sociale, tout particuliĂšrement de la prise en charge des inĂ©galitĂ©s et de la capacitĂ© Ă  influer sur son futur ou celui de son territoire. La transition Ă©cologique rĂ©actualise le besoin de se poser ces questions que sommes-nous prĂȘts Ă  donner et Ă  recevoir, en termes de droits et de devoirs, dans le cadre d’un nouveau contrat social nous permettant de rester dans les limites de la planĂšte ? Et que deviendraient nos libertĂ©s dans un monde frappĂ© par un lourd changement climatique ?4. La puissance publique n’est pas lĂ©gitime pour agir sur nos modes de vieSelon cet argument, la puissance publique sortirait de son rĂŽle en cherchant Ă  transformer nos modes de vie pour la transition. Cela irait Ă  l’encontre de l’idĂ©e d’un individu libre et responsable. Dans un contexte Ă©conomique mondialisĂ©, marquĂ© par des discours sur la rĂ©gulation par le marchĂ© lui-mĂȘme, l’action de la puissance publique Ă©tatique serait Ă©galement inadaptĂ©e. – RĂ©ponses possibles –Un rĂŽle lĂ©gitime de chef d’orchestre de la vie collectiveCet argument peut constituer un obstacle ou une excuse Ă  l’inaction pour les dĂ©cideurs politiques. Prenons l’exemple de l’agriculture Ă©tant donnĂ© que la puissance publique n’est pas lĂ©gitime pour agir sur la demande de viande ou n’en est pas capable, une politique de rĂ©duction de la production de viande ne serait pas souhaitable car elle conduirait Ă  renforcer des importations moins disantes sur le plan environnemental la demande restant fixe. Cet argument, qui dĂ©lĂ©gitime l’action sur la demande, devient bloquant pour mettre en Ɠuvre l’évolution de l’ la section prĂ©cĂ©dente “Cela menace nos libertĂ©s”, nous expliquions que les cadres collectifs sont prĂ©pondĂ©rants pour organiser nos modes de vie. La puissance publique, et en particulier l’État, n’est pas le seul acteur Ă  agir sur ce cadre de rĂ©fĂ©rence, qui est mĂ» par l’ensemble des acteurs de la vie sociale entreprises, mĂ©dias – sociaux ou non –, mouvements citoyens, artistes, acteurs financiers, etc. Mais elle y joue un rĂŽle particulier, celui de chef d’orchestre, en tant que garante de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et du vivre ensemble ». Ainsi, une politique publique par dĂ©finition vient encadrer les pratiques ou les modes de vie afin de permettre Ă  un groupe d’individus de vivre la puissance publique est lĂ©gitime Ă  agir sur les modes de vie, la question de son pĂ©rimĂštre d’intervention est un objet constant de dĂ©bat dans les sociĂ©tĂ©s dĂ©mocratiques, et ne doit pas ĂȘtre interrogĂ©e de façon hors sol », mais contextualisĂ©e ce qu’on va considĂ©rer comme Ă©tant une action publique lĂ©gitime dĂ©pend des convictions et des valeurs de chaque citoyen, mais aussi des principes au nom desquels l’État justifie son intervention dans tel ou tel champ et des modalitĂ©s d’action quelles politiques publiques sont mises en Ɠuvre. DĂ©battre des façons d’agirCe sont donc autant les fins que les moyens qui peuvent ĂȘtre objets de discussion. Le tableau ci-dessous rĂ©pertorie 8 philosophies pour agir sur les modes de vie, auxquelles sont associĂ©es une diversitĂ© de parti pris idĂ©ologiques, qui se traduiront ensuite dans les politiques mises en Ɠuvre. Cela nous semble ĂȘtre une base utile pour dĂ©battre dĂ©mocratiquement des moyens de mise en Ɠuvre de la transition. Par exemple, pour un mĂȘme enjeu par ex. la mobilitĂ©, les citoyens pourraient considĂ©rer qu’agir par la taxe carbone est moins acceptable qu’agir par la rĂ©glementation. Le dĂ©bat dĂ©mocratique, comme l’a illustrĂ© la Convention Citoyenne pour le Climat, est alors utile pour identifier les moyens d’actions qui paraissent lĂ©gitimes et dans les exemples historiquesUn retour historique est Ă©galement utile pour battre en brĂšche cette idĂ©e F. Trentmann dans sa magistrale histoire de la consommation montre que l’histoire regorge d’exemples d’intervention de l’Etat sur nos modes de consommation, que ce soit dans l’alimentation, nos pratiques d’épargne ex. incitation trĂšs forte Ă  l’épargne au Japon pendant le dĂ©veloppement post 2Ăšme guerre mondiale, notre mobilité  Aux États-Unis par exemple, aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, l’État doit Ă©couler les surplus de son agriculture ; il dĂ©veloppe alors l’idĂ©e d’un bon repas pour tous les enfants, en tant que service public dĂ©livrĂ© Ă  l’école, et affecte ainsi directement des millions d’ de Nixon au pouvoir sonne la fin de ce dispositif la mesure est transformĂ©e en une seule aide aux plus pauvres, puis privatisĂ©e ; on s’éloigne alors de l’idĂ©e d’un repas sain, et les fruits et lĂ©gumes sont progressivement remplacĂ©s par produits plus gras, plus sucrĂ©s, prĂ©parant ainsi des gĂ©nĂ©rations de consommateurs Ă  ces pratiques alimentaires. Pour l’historien, l’État ne peut tout simplement pas dire je ne peux rien faire, le consommateur est souverain ».5. Il faut sauvegarder nos modes de vie actuelsCe discours renvoie Ă  l’idĂ©e selon laquelle nos modes de vie actuels seraient les plus progressistes et dĂ©veloppĂ©s qui soient. Il renvoie largement Ă  une reprĂ©sentation qui perçoit le dĂ©veloppement de notre sociĂ©tĂ© comme une trajectoire linĂ©aire, Ă©vidente, oĂč dĂ©veloppement Ă©conomique et social sont intimement liĂ©s au progrĂšs technique. Ainsi on va retrouver dans certains scĂ©narios l’idĂ©e que le fort dĂ©veloppement des solutions technologiques pour atteindre la neutralitĂ© carbone permettra de sauvegarder les modes de vie du dĂ©but du XXIĂšme siĂšcle. Cet argument repose implicitement sur l’idĂ©e que nous serions Ă  une sorte d’ñge d’or de nos modes de vie, et qu’ils mĂ©riteraient donc d’ĂȘtre prĂ©servĂ©s.– RĂ©ponses possibles –Serions-nous Ă  un Ăąge d’or des modes de vie ? Chacun, selon sa gĂ©nĂ©ration, a sa propre nostalgie d’une Ă©poque et d’un mode de vie en particulier, ce qui n’empĂȘche pas que les modes de vie Ă©voluent en permanence. L’évolution rĂ©cente la plus marquante est Ă©videmment la place que le numĂ©rique a pris dans notre vie quotidienne et dans l’organisation de la sociĂ©tĂ©. Communiquer, s’informer, se divertir, consommer, s’éduquer
 ont Ă©voluĂ© sur un laps de temps court. Aurions-nous dĂ» sauvegarder nos modes de vie d’avant le numĂ©rique ?Le fait de figer ainsi la sociĂ©tĂ© dans ses modes de vie actuels conduit Ă  tout faire reposer sur les changements technologiques et la transformation de l’économie pour atteindre la neutralitĂ© carbone. Ce raisonnement ignore donc le fait, bien Ă©tabli notamment par la sociologie des techniques, que l’évolution des technologies conduit inĂ©vitablement Ă  des changements de mode de vie la technique et le social Ă©tant interdĂ©pendants, ce sont des coĂ©volutions. Pensons Ă  la façon dont 70 ans de dĂ©veloppement automobile ont façonnĂ© nos territoires, notre rapport Ă  l’espace ex. je vis dans un espace pĂ©riurbain Ă©tendu connectĂ© par les infrastructures automobiles et au temps ex. “c’est Ă  combien de temps”, sous-entendu “en voiture”.Cela est aussi vrai avec l’évolution de nos systĂšmes Ă©conomiques nouveaux emplois, organisation du travail, place de l’État et du marché  par exemple, la rĂ©volution industrielle a conduit Ă  l’émergence d’une population ouvriĂšre nombreuse dans les villes, la transformation progressive du monde agricole chute du nombre de paysan, concentration des parcelles et une Ă©volution forte des paysages remembrement.Sur la pĂ©riode 1980-2000, la mondialisation et la numĂ©risation de l’économie ont entraĂźnĂ© une tertiarisation de l’économie française et une polarisation du marchĂ© du travail multiplication des formes d’emplois, une mĂ©tropolisation du territoire français et des pratiques de dĂ©placement accentuĂ©es dans les modes de vie valorisĂ©s avion, tgv, voyage dans une capitale europĂ©enne sur le week-end
.6. Nos modes de vie ne peuvent pas changerA ce discours de sauvegarde de nos modes de vie actuels peut s’ajouter celui qui veut que changer nos modes de vie est idĂ©aliste, voire tout bonnement impossible » cet argument joue sur un implicite frĂ©quent, l’impression de fixitĂ© de nos modes de vie. – RĂ©ponses possibles –Pourtant l’histoire rĂ©cente regorge de changements de modes de vie, prenons simplement quelques exemples. Certains de ces changements sont le fait de dĂ©cisions politiques Une circulaire du 8 aoĂ»t 1956, signĂ©e du ministre de l’Education nationale, relative aux boissons de table servies dans les internats et cantines scolaires», interdit la distribution d’alcool Ă  la cantine pour les enfants, une pratique jusqu’alors assez frĂ©quente. A la place, la consommation quotidienne de lait est expĂ©rimentĂ©e pour ses vertus nutritionnelles. Quand on connaĂźt, aujourd’hui, l’importance de l’enfance et de l’éducation dans la formation des habitudes alimentaires, ce type de mesure a inĂ©vitablement eu des effets de long loi du 13 juillet 1965 les femmes mariĂ©es peuvent occuper un emploi sans l’autorisation de leur Ă©poux et ouvrir un compte en banque en leur nom propre. Cela aura des implications majeures sur la fĂ©minisation de l’emploi[3], et in fine sur les modes de changements sont liĂ©s Ă  de nouvelles offres, qui rentrent dans nos pratiques de consommationLe dĂ©ploiement du smartphone, comme illustrĂ© par les courbes ci-dessous, modifiera profondĂ©ment et rapidement nos façons de communiquer, de nous informer, de champ de l’alimentation verra aussi les pratiques Ă©voluer au fur et Ă  mesure de la commercialisation de nouveaux produits et de changement dans les rythmes quotidiens la consommation de plats prĂ©parĂ©s a par exemple Ă©tĂ© multipliĂ© par 3 en 30 ans[4] dĂ©notant un changement dans notre rapport Ă  la prĂ©paration des repas et Ă  la changements sont plus systĂ©miques et sont la rĂ©sultante de nombreux autres changements dans la 1980 et 2008, les distances quotidiennes parcourues par les Français ont Ă©tĂ© multipliĂ©es par 1,5[5]. Et la taille de nos grandes aires urbaines par entre 2000 et 2010[6]. C’est donc le cadre territorial et temporel concret des modes de vie quotidiens qui a fortement Ă©voluĂ© lors de ces derniĂšres dĂ©cennies. Ces illustrations visent simplement Ă  montrer la diversitĂ© des changements qui s’exercent en permanence sur nos modes de vie, pour une diversitĂ© de raisons et dans une diversitĂ© de directions. Bien d’autres encore pourraient ĂȘtre mobilisĂ©es. Cela n’est pas une preuve que nos modes de vie peuvent Ă©voluer assez vite pour faire face aux crises environnementales, mais c’est le signe que des rĂ©inventions sont toujours en cours et que la transition peut s’appuyer sur ces on sait que les changements sociaux ne sont pas totalement linĂ©aires il existe des points de bascule voir l’article Bon Pote qui peuvent accĂ©lĂ©rer les changements, comme rappelĂ© par le rĂ©cent rapport du GIEC[7]. Par exemple, une fois que la population possĂšde une certaine proportion de smartphone, des effets de rĂ©seaux[8] font que son usage est de plus en plus facile, utile, nĂ©cessaire ce qui va pousser la suite de son La sobriĂ©tĂ© est un choix avant tout “idĂ©ologique”Cet argument vise Ă  discrĂ©diter une approche par la sobriĂ©tĂ© en la prĂ©sentant comme idĂ©ologique associĂ©e Ă  des valeurs subjectives et non scientifique lĂ  oĂč une approche perçue comme scientifique est issue d’un raisonnement rationnel basĂ© sur des faits. Une illustration est la critique des travaux de l’association nĂ©gaWatt leur hypothĂšse de sobriĂ©tĂ© proviendrait de leur opposition “idĂ©ologique” au nuclĂ©aire. Ainsi, dans une situation oĂč l’on produirait moins d’électricitĂ©, on serait obligĂ© de se serrer la ceinture » sur nos modes de vie.– RĂ©ponses possibles –Un concept ancien
Ce concept de sobriĂ©tĂ© a des racines anciennes, pouvant ĂȘtre spirituelles, religieuses et philosophiques et a connu une forme de renouveau dans la sociĂ©tĂ© moderne du fait des interrogations sur les impacts de la croissance Ă©conomique Cezard et Mourad, 2019 ; Guillard et Ben Kemoun, 2019. Il renvoie aux idĂ©es de tempĂ©rance, de modĂ©ration, de frugalitĂ©, comme sources de bonheur et d’émancipation. Quand il s’agit de penser la transition Ă©cologique, il est important d’avoir en tĂȘte que la sobriĂ©tĂ© concerne l’ensemble des systĂšmes, des filiĂšres et des organisations et non pas uniquement l’individu en bout de chaĂźne. Cette acception restrictive de la sobriĂ©tĂ© se rĂ©vĂšle inefficace l’individu se retrouve alors chargĂ© de mettre en Ɠuvre une logique de sobriĂ©tĂ© orthogonale au reste de la sociĂ©tĂ© fondĂ© sur l’abondance comme nous l’avons montrĂ© plus haut imaginaire de la publicitĂ©, organisation des chaines de valeur peu adaptĂ©e Ă  l’émergence d’offre sobre, modes de production et de recyclage, etc.. En termes concrets, on peut dĂ©finir la sobriĂ©tĂ© Ă©nergĂ©tique comme le fait de rĂ©duire les besoins en Ă©nergie en changeant les pratiques ou les habitudes, en changeant la façon de rendre le service Ă  tous les niveaux de la sociĂ©tĂ©. La sobriĂ©tĂ© consiste Ă  interroger le besoin ex. combien de m2 de logement par habitant ou de taille de voiture ou de changer la façon de rendre le mĂȘme service ex. augmenter la part de protĂ©ines vĂ©gĂ©tales, changer le mode de transport. L’idĂ©e est, dans la mesure du possible, de chercher Ă  rĂ©duire Ă  la source le besoin de mobiliser des ressources ou des Ă©quipements techniques. Cette Ă©tape amont est complĂ©mentaire des efforts d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, qui cherche elle Ă  amĂ©liorer la capacitĂ© des Ă©quipements techniques Ă  rendre leur service tout en minimisant leur consommation d’énergie ex. un moteur de voiture moins consommateur de carburant pour une mĂȘme puissance.
de plus en plus mis en avant par la communautĂ© scientifiqueLes analyses scientifiques globales pointent de plus en plus le besoin de sobriĂ©tĂ© le rapport du GIEC soulignait dĂ©jĂ  qu’agir pour une low demand », en complĂ©ment de l’efficacitĂ© facilitait l’atteinte des objectifs climatiques et l’indĂ©pendance Ă  des technologies incertaines de captation du carbone. Et de plus en plus de travaux de prospective cherchent Ă  intĂ©grer les changements de modes de UNEP Gap Report de 2020 soulignait Ă©galement ce besoin d’aller vers des modes de vie plus sobres. Le rĂ©cent rapport du GIEC renforce encore ce constat en mettant en avant l’impact global d’attĂ©nuation que pourraient avoir les actions sur la demande[9].Cette thĂ©matique prend une place croissante dans la recherche le rĂ©seau Enough regroupe les scientifiques europĂ©ens qui travaillent sur ces questions et recense une littĂ©rature de plus en plus abondante sur le sujet, avec notamment beaucoup de travaux rĂ©cents cherchant Ă  identifier les conditions d’une bonne vie » la prĂ©servation de l’ensemble des bĂ©nĂ©fices sociaux clĂ©s dans les limites de la planĂšte. La sobriĂ©tĂ© fait partie des options privilĂ©giĂ©es pour une raison principale la multiplicitĂ© des crises environnementales climat, biodiversitĂ©, ressources
 telle que reprĂ©sentĂ©es par le cadre des limites planĂ©taires combinĂ©e Ă  la lenteur des progrĂšs actuels fait que l’ampleur des changements Ă  mettre en Ɠuvre est de plus en plus grande et exigeante, nĂ©cessitant de considĂ©rer tous les leviers possibles. Cette figure issue du rĂ©sumĂ© pour dĂ©cideur du rĂ©cent rapport du GIEC dĂ©crit les actions possibles sur la demande, incluant donc des leviers de sobriĂ©tĂ©, et leurs potentielsLa notion de sobriĂ©tĂ© recouvre deux faces, qui ne sont pas contradictoires mais au contraire complĂ©mentaires. D’une part, ce qui est de l’ordre de l’idĂ©ologie, plongeant dans nos racines religieuses et philosophiques, dont l’encyclique Laudato Si est un bon exemple rĂ©cent. Cette approche ne devrait pas ĂȘtre perçue comme un refus du progrĂšs technique mais comme une invitation Ă  s’interroger sur les sources du bien-ĂȘtre humain et de l’émancipation. D’autre part, ce qui est de l’ordre scientifique et rationnel. Dans cette derniĂšre perspective, il est nĂ©cessaire de rechercher toutes les solutions nĂ©cessaires pour limiter les crises environnementales, la sobriĂ©tĂ© faisant partie de cet Ă©ventail de solutions. Quelques soient les solutions technologiques mobilisĂ©es pour produire de l’énergie ou se dĂ©placer par exemple, rĂ©duire la demande amont est une stratĂ©gie pertinente pour rĂ©duire les impacts l’idĂ©e derriĂšre la sobriĂ©tĂ© n’est pas aussi marquĂ©e idĂ©ologiquement que certains le prĂ©sentent un article scientifique de psychologie montre qu’un discours climatique orientĂ© sur la rĂ©duction du gaspillage fonctionne avec les publics conservateurs et rĂ©sonne avec leurs valeurs. Voyons la sobriĂ©tĂ© comme une politique anti-gaspillage gĂ©nĂ©ralisĂ©e !8. La responsabilitĂ© individuelle devrait ĂȘtre mise en avant Cet argument met en avant la responsabilitĂ© individuelle des consommateurs pour rĂ©orienter leurs comportements et ainsi l’ensemble de l’économie. Si ces changements s’avĂšrent impossibles, c’est Ă  cause des contradictions et incohĂ©rences des individus d’un cĂŽtĂ© des sondages et baromĂštres rĂ©vĂšlent leurs prĂ©occupations et leurs aspirations Ă  des modes de vie et de consommation plus durables ; mais de l’autre les actes ne suivent pas dans les choix de mobilitĂ©, d’alimentation ou de consommation durable. Cet Ă©tat de fait peut constituer une forme d’excuse Ă  l’inaction pour les dĂ©cideurs publics et privĂ©s, qui se disent incapables d’agir dans ce contexte.– RĂ©ponses possibles –Les baromĂštres successifs menĂ©s par l’Ademe le montrent, les Français sont conscients de la nĂ©cessitĂ© de changements de modes de vie et prĂȘts Ă  cela. D’autres sondages, menĂ©s au niveau international, identifient Ă©galement la volontĂ© d’une partie significative[10] de la population Ă  mettre en Ɠuvre des changements. Toutefois ces dĂ©clarations d’intention ne se retrouvent pas forcĂ©ment dans les actes. Comme l’observaient les auteurs d’une Ă©tude du Behavioural Insight Team “two-thirds of people want to consume less, and consume more sustainably, and yet most fail to act on this expressed preference”. Certains scientifiques interprĂštent ce dĂ©calage comme un value-action-gap” et explorent les mĂ©canismes psychologiques individuels associĂ©s. Leurs rĂ©sultats indiquent que la communication Ă  l’égard du public, afin de renforcer la prise de conscience sur les changements liĂ©s Ă  la transition, a des limites, car l’intention ne dĂ©clenche pas forcĂ©ment l’action. Lamb et al. 2020 dĂ©cryptent les risques politiques de ce discours sur l’individualisme qui rĂ©oriente l’action climatique des solutions systĂ©miques vers des actions individuelles, comme rĂ©nover sa maison ou conduire une voiture plus efficace ». Pour ces auteurs, le problĂšme est que ce discours rĂ©duit l’espace de solution aux choix de consommation personnels, en occultant le rĂŽle des acteurs et organisations puissants qui façonnent ces choix et gĂ©nĂšrent des Ă©missions de combustibles fossiles ». En orientant les responsabilitĂ©s vers les seuls individus, ce discours risque ainsi de retarder l’action. Et ce d’autant plus que l’analyse par la responsabilitĂ© individuelle a des limites et peut avoir des consĂ©quences politiques nĂ©fastes. Les sciences humaines et sociales expliquent bien comment nos modes de vie et de consommation sont dĂ©pendants de schĂ©mas collectifs mes choix d’alimentation ou de mobilitĂ© sont dĂ©pendants des normes sociales de mon groupe qui est ce qui dĂ©sirable, valorisĂ© socialement autour de moi et Ă©galement de l’offre concrĂšte qui m’est accessible quotidiennement ; mon imaginaire de consommation basĂ© sur l’abondance est nourri par la publicitĂ© et plus largement par l’idĂ©al de progrĂšs au centre de nos sociĂ©tĂ©s. Cet Ă©cart n’est pas irrationnel et ne relĂšve en aucun cas uniquement de biais de raisonnement infrastructure, acteurs privĂ©s et institutionnels qui montrent l’exemple, normes sociales
Des actions collectives sont nĂ©cessaires pour combler cet Ă©cart, et le rĂ©cent rapport du GIEC rappelle la responsabilitĂ© des entreprises et des pouvoirs publics dans la mise en Ɠuvre des infrastructures indispensables Chapitre 5, WG III. Par ailleurs, les individus ne sont pas que des consommateurs, ce sont des citoyens en attente de solution Ă©quitable et de partage juste des efforts c’est ce qui ressort en condition n°1 de changement de mode de vie du baromĂštre Ademe. C’est aussi le travail des 150 citoyens de la Convention Citoyenne qui a justement consistĂ© Ă  dĂ©crire un ensemble de politiques publiques, agissant Ă  tous les niveaux, permettant de mener une action ambitieuse et acceptable. 9. Cela nous mĂšnera vers la dĂ©croissance et c’est la fin de la prospĂ©ritĂ©Cet argument consiste Ă  dire que mĂȘme si les changements de modes de vie vers la sobriĂ©tĂ© Ă©taient possibles, ils ne seraient pas souhaitables, voire dangereux, du fait de l’impact nĂ©gatif sur la croissance Ă©conomique et donc sur notre prospĂ©ritĂ©. Moins consommer et moins produire, c’est automatiquement moins de ressources Ă©conomiques pour financer nos systĂšmes sociaux et notre prospĂ©ritĂ©. On trouve le reflet de cet argument dans les injonctions contradictoires que reçoivent les individus. Par exemple, Ă  l’éloge de la sobriĂ©tĂ© lors du 1er confinement a succĂ©dĂ© dĂšs la rentrĂ©e un appel Ă  consommer l’épargne mise de cĂŽtĂ© pour relancer l’économie, car celle-ci repose en effet en partie sur la consommation des mĂ©nages. C’est bien en pensant conjointement les changements de modes de vie et les cadres politiques et Ă©conomiques de nos sociĂ©tĂ©s que l’on peut rĂ©ellement mener la transition. – RĂ©ponses possibles –Cette controverse est majeure et Ă©videmment trĂšs vaste et il n’est pas question de tenter de la trancher ici mais essayons de montrer Ă  minima que cela ne devrait pas ĂȘtre un Ă©lĂ©ment bloquant Ă  la mise en place de la transition des modes de de quoi ? ProspĂ©ritĂ© pour qui ? La premiĂšre question concerne Ă©videmment la nature de ce qui doit dĂ©croitre et les implications sur la prospĂ©ritĂ©. Depuis l’important ouvrage de T. Jackson, ProspĂ©ritĂ© sans croissance », de nombreux travaux scientifiques ont explorĂ© la possibilitĂ© de rĂ©duire la consommation de ressources matĂ©rielles et Ă©nergĂ©tiques tout en conservant de bonnes conditions de vie et de bien-ĂȘtre. Deux principes expliquent cette possibilitĂ© 1 au-delĂ  d’un certain seuil, la consommation n’apporte plus ou peu de bien-ĂȘtre supplĂ©mentaire et c’est notamment le cas dans les pays dĂ©veloppĂ©s idĂ©e de rendement dĂ©croissant ou de saturation du besoin ; 2 ce qui apporte du bien-ĂȘtre ce sont les services rendus un service de mobilitĂ©, un service d’alimentation et non les ressources directement, or il est possible de rendre les mĂȘmes services avec plus de sobriĂ©tĂ© et d’efficacitĂ© et donc moins de ressources naturelles prĂ©levĂ©es. Le rĂ©cent rapport du Giec, en s’appuyant sur tous ces travaux scientifiques, estime donc que les actions sur la demande et donc nos modes de vie et de consommation sont cohĂ©rentes avec le fait d’amĂ©liorer le bien-ĂȘtre de base pour tous “Demand side mitigation response options are consistent with improving basic wellbeing for all.high confidence” SPM Ce rapport indique Ă©galement que les politiques de sobriĂ©tĂ© sont un ensemble de mesures et de pratiques quotidiennes qui permettent d’éviter de la demande pour l’énergie, les matĂ©riaux, le sol et l’eau tout en dĂ©livrant du bien-ĂȘtre humain pour tous dans les limites de la planĂšte. Il semble donc exister un espace des possibles combinant dĂ©croissance de la consommation d’énergie et de ressources naturelles et prospĂ©ritĂ©, qu’il reste Ă©videmment Ă  explorer et Ă  la croissance Ă©conomique alors ? Rappelons que le PIB, s’il est la boussole de nos politiques, n’est pas l’indicateur le plus adĂ©quat pour comprendre la rĂ©partition des richesses, le dĂ©veloppement ou le bien-ĂȘtre humain. Il s’agit lĂ  d’un consensus bien Ă©tabli dans les sciences humaines et sociales. Cela implique d’une part de se prĂ©occuper davantage du contenu rĂ©el de la croissance Ă©conomique, comme la rĂ©cente analyse des scĂ©narios Transitions 2050 de l’ADEME le souligne. D’autre part, de plus en plus de travaux s’intĂ©ressent au bien-ĂȘtre ou Ă  d’autres indicateurs alternatifs de prospĂ©ritĂ© dans leurs analyses des limites planĂ©taires voir par exemple la “doughnut economy” de K. Raworth. Dans le mĂȘme temps, cela n’évacue pas totalement la question de la croissance Ă©conomique car comme le notait avec malice T. Jackson 2017 “in an economy that is founded on growth, growth is essential for stability” mĂȘme si elle n’est pas l’alpha et l’omega de notre prospĂ©ritĂ©, la croissance Ă©conomique est un pilier des sociĂ©tĂ©s que nous avons construit autour d’elle. Cela conduit ainsi Ă  la question de la capacitĂ© des pays dĂ©veloppĂ©s Ă  dĂ©coupler », c’est-Ă -dire Ă  concilier une baisse forte de leurs Ă©missions et consommations de ressources naturelles avec une croissance de leur activitĂ© Ă©conomique mesurĂ©e par le PIB. Aujourd’hui il est trĂšs incertain qu’un dĂ©couplage Ă  un rythme suffisant pour rester dans les limites de la planĂšte soit suffisant, ce qui questionne le narratif de la croissance verte » voir l’analyse dĂ©taillĂ©e des conclusions du GIEC de T. Parrique. Dans le mĂȘme temps, de nombreux acteurs travaillent pour identifier comment obtenir les fruits de la croissance Ă©conomique stabilitĂ© sociale, rĂ©silience sociale, emploi sans que la croissance en tant que telle continue d’ĂȘtre une boussole de l’action publique voir ce rĂ©cit de Zoe Institute.Que faire ? Accepter les incertitudes sur le futur de la croissance Ă©conomique et agir dĂšs aujourd’hui. Il est important d’avoir en tĂȘte qu’indĂ©pendamment des changements pour faire face Ă  la crise environnementale, il y a des incertitudes sur la croissance Ă©conomique future et il faut de toute façon nous y prĂ©parer, notamment pour prĂ©server notre systĂšme social. Cela passe par davantage d’arbitrages politiques dans le partage des fruits de notre activitĂ© Ă©conomique. L’échange entre S. Hallegate et J. Hickel, le premier un tenant de la croissance verte et le second un dĂ©fenseur de la dĂ©croissance entendue comme “a planned reduction of aggregate resource and energy use in high-income nations designed to bring the economy back into balance with the living world in a safe, just and equitable way”, est Ă©galement riche d’enseignements sur les diffĂ©rentes positions dans ce dĂ©bat et permet de montrer les points de dĂ©saccords mais aussi les points d’accords sur lesquels s’appuyer pour agir dĂšs Ă  prĂ©sent pour mener la transition, sans devoir attendre d’avoir totalement tranchĂ© ces dĂ©bats en partie thĂ©oriques. La rĂ©flexion par secteur peut aussi ĂȘtre trĂšs utile pour comprendre comment les choses peuvent Ă©voluer. Par exemple, dans le domaine de l’agriculture et de l’alimentation, la dĂ©croissance en quantitĂ© n’implique pas forcĂ©ment une baisse en valeur globale la logique moins mais mieux » cherche par exemple Ă  mettre en avant l’idĂ©e de consommer moins de viande mais mieux produite et donc plus Les solutions technologiques vont rĂ©soudre les crises environnementales Cet argument consiste tout simplement Ă  Ă©carter le besoin de faire Ă©voluer nos modes de vie sur la base d’un optimisme technologique ». Cette idĂ©e reçue a trois variations, qu’il est important d’identifier celle qui voudrait que les enjeux Ă©nergĂ©tiques et environnementaux soient uniquement des sujets techniques, ce qui implique qu’ils n’auraient pas Ă  ĂȘtre dĂ©battus collectivement ; celle qui survalorise la place de la technique comme levier pour rĂ©soudre les dĂ©fis Ă©cologiques considĂ©rant qu’il est inutile, voire idĂ©ologique de questionner les transformations de nos modes de vie actuels ; celle qui sous-entend que l’innovation technique est forcĂ©ment consensuelle, bĂ©nĂ©fique, et ne soulĂšve pas de controverses, a l’inverse d’autres leviers de transition de la sociĂ©tĂ©.– RĂ©ponses possibles –Un changement technique ne va pas sans changement social ! C’est un biais trĂšs courant de penser que l’un et l’autre sont sĂ©parĂ©s, mais il n’existe pas de changement technique sans changement social. De nombreux travaux en sciences humaines et sociales ont dĂ©crit comment changements techniques et changements sociaux allaient de pair. Une chercheuse comme E. Shove a par exemple traitĂ© de ces liens de dĂ©pendances dans de nombreux travaux et sur de nombreux domaines. Prenons simplement l’exemple de l’automobile le dĂ©veloppement technique des vĂ©hicules et des infrastructures est allĂ© de pair Ă  des changements dans les territoires de vie accessibilitĂ© de zone pĂ©riurbaines et l’amĂ©nagement de nos villes, la façon de consommer dĂ©veloppement des centres commerciaux et la façon d’habiter maison individuelle, la reprĂ©sentation de la vitesse et du temps cette ville est Ă  20 min » sous-entendu de voiture mais aussi de ce qui est confortable et dĂ©sirable
 La prospective “Transitions 2050”, menĂ©e par l’ADEME autour des quatre scĂ©narios montre que quelque soit le chemin adoptĂ©, l’objectif de neutralitĂ© carbone implique autant des changements techniques que sociaux de grande ampleur que ce soit Ă  court comme Ă  moyen terme. Le paradoxe de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tiqueDiffĂ©rents travaux montrent que les gains d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique ne conduisent pas nĂ©cessairement Ă  une rĂ©duction de la consommation d’énergie. C’est le cas des travaux historiques de Jevons sur l’usage du charbon au 19° siĂšcle il observe que plus l’on consomme de charbon, plus on est efficace dans son usage, ce qui permet de rĂ©duire sa consommation pour un processus en particulier
 et d’en dĂ©multiplier les usages et donc d’en consommer de plus en plus ! Plus rĂ©cemment, diffĂ©rentes dĂ©monstrations montrent que les gains d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique sans questionnement sur nos pratiques et nos besoins induisent un surcroĂźt de consommation d’énergie. Dans le secteur du numĂ©rique, la dynamique technologique a procurĂ© d’importants gains d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique Ă  chaque nouvelle gĂ©nĂ©ration d’équipements numĂ©riques et dans le traitement des donnĂ©es, c’est-Ă -dire qu’il Ă©tait possible de faire plus de choses avec la mĂȘme consommation d’énergie. NĂ©anmoins, les usages ont aussi explosĂ© en parallĂšle, que l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique seule ne permet pas de compenser. Autre exemple dans le bĂątiment les travaux d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique comme l’isolation et l’installation de systĂšme de chauffage performant n’impliquent pas toujours la baisse de consommation escomptĂ©e. Les sommes Ă©conomisĂ©es peuvent en effet ĂȘtre rĂ©investies, dans une tempĂ©rature de chauffage supĂ©rieure ou dans d’autres Ă©quipements permettant de rĂ©pondre aux canons du confort domestique. Dans l’automobile, les gains d’efficacitĂ© des moteurs s’accompagnent d’une croissance de la taille et du poids des vĂ©hicules. On peut retrouver d’autres formes d’effets rebonds dans la consommation de biens et services le fait de davantage mobiliser le marchĂ© de l’occasion pour revendre ses objets peut doper la consommation de produits l’analyse de B. Keller les gains trĂšs Ă©levĂ©s d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique des datas centers n’ont pas permis de rĂ©duire la consommation totale qui reste constante, courbe verte mais de compenser la multiplication par plus de 10 des trafics. Source maĂźtriser ces effets rebond, il est nĂ©cessaire de se questionner, collectivement, sur nos besoins afin de rĂ©duire nos consommations matĂ©rielles et Ă©nergĂ©tiques, rĂ©flexion qui ne relĂšve pas du champ technique mais bien du champ dĂ©mocratique. Sans cette rĂ©flexion sur nos besoins, et leur modĂ©ration, qui s’apparente Ă  une dynamique de sobriĂ©tĂ©, il est probable que des effets rebond multiples nous feront perdre du temps au regard des dĂ©fis incertitudes quant aux solutions techniques par la communautĂ© scientifique et par les citoyensEnsuite, on trouve des incertitudes Ă  l’égard des solutions techniques elles sont Ă©mises tant par les scientifiques eux mĂȘme que par les citoyensDu cĂŽtĂ© des scientifiques d’abord, certaines promesses techniques aujourd’hui promues font l’objet de controverses sur leur capacitĂ© Ă  rĂ©duire de façon effective les Ă©missions carbone. Jusqu’oĂč pourrons-nous utiliser les technologies de carbon dioxide removal » sans impacter nĂ©gativement d’autres dimensions environnementales ex. impact sur les sols et la biodiversitĂ© quand cela repose sur l’usage de biomasse et sans autres impacts nĂ©gatifs voir le tableau des risques et impacts p96 du Technical Summary du GIEC ? La communautĂ© scientifique Ă©met Ă©galement des doutes sur la capacitĂ© Ă  rĂ©soudre les enjeux environnementaux associĂ©s aux modĂšles agro-alimentaires climat, biodiversitĂ©, pollution des eaux et des sols en se fondant uniquement sur des Ă©volutions d’ordre techniques changer les pratiques alimentaires semble indispensable pour rĂ©duire la pression planĂ©taire sur la biosphĂšre voir par exemple le travail de la commission Eat the Lancet ou le scĂ©nario TYFA. Du cĂŽtĂ© des citoyens Ă©galement, la rĂ©cente Ă©tude pilotĂ©e par l’ADEME autour des 4 scĂ©narios prospectifs “Transitions2050” montre que les scĂ©narios les plus technophiles soulĂšvent diffĂ©rentes inquiĂ©tudes de la part des citoyens. Par exemple, dans le scĂ©nario dans lequel le numĂ©rique et l’intelligence des objets serviraient Ă  rĂ©guler nos consommations, les citoyens Ă©mettent des craintes sur la gouvernance des donnĂ©es et sur la marchandisation qui en serait faite. Sur le sujet environnemental, les citoyens mettent Ă©galement en doute la capacitĂ© des innovations techniques seules pour rĂ©soudre les enjeux climatiques, soulĂšvent des risques de “fuite en avant”, de greenwashing. Il leur semble nĂ©cessaire de sortir de ces promesses techniques pour questionner tant leurs besoins que les valeurs souhaitables Ă  mettre au cƓur de la sociĂ©tĂ©, pour refonder un nouveau contrat social. ï»żAccueil ‱Ajouter une dĂ©finition ‱Dictionnaire ‱CODYCROSS ‱Contact ‱Anagramme Mode de vie des artistes en marge de la sociĂ©tĂ© — Solutions pour Mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s Recherche - Solution Recherche - DĂ©finition © 2018-2019 Politique des cookies. Accueil Revues Espaces et sociĂ©tĂ©s NumĂ©ro 2017/4 n° 171 Zone l’espace d’une vie... Éditorial Zone l’espace d’une vie en marge Suivre cet auteur JĂ©rĂŽme Beauchez, Suivre cet auteur Florence Bouillon, Suivre cet auteur Djemila Zeneidi Dans Espaces et sociĂ©tĂ©s 2017/4 n° 171, pages 7 Ă  18 Suivant ArticlePlanBibliographieAuteursCitĂ© parfile_downloadTĂ©lĂ©charger Article MĂȘme si on dort dans la rue, on n’est pas des loques. On est des chĂŽmeurs, des zonards, des mancheurs, mais on n’est pas des clochards. » Propos anonymes, recueillis dans la rue par Lionelle Reynes 1985, p. 38 1 Alors que le quotidien des jeunes de banlieue » ou des bandes ethniques » focalise depuis plusieurs dĂ©cennies l’attention des sociologues, l’autre visage des jeunesses relĂ©guĂ©es que prĂ©sentent les zonards » reste quant Ă  lui quasi invisible du point de vue des sciences sociales europĂ©ennes. Rares sont en effet les Ă©tudes de ces nomades du vide » Chobeaux, 2004 que seraient ces jeunes de la rue, que l’on dit aussi en errance » Laberge et Roy, 1996 ; Pattegay, 2001 ; Parazelli, 2002. Population sans domicile aux allures bigarrĂ©es, souvent accompagnĂ©e de ses chiens, ils apparaissent surtout dans le rĂŽle du mancheur rĂ©clamant la piĂšce sur le pavĂ© des centres-ville ou au seuil des supermarchĂ©s. À la fois terme vernaculaire et concept proche de l’expĂ©rience, le mot zonard est celui que la plupart choisissent pour se dĂ©signer Pimor, 2014. La zone Ă©voque alors un mode de vie supposant de tracer sa route dans les marges de la sociĂ©tĂ© de consommation Angeras, 2012, d’oĂč les appellations de traceurs ou de routards Ă©galement employĂ©es par certains. 2 L’étymologie du terme renvoie Ă  la zone non aedificandi non constructible qui s’étendait au-delĂ  des fortifications de Paris. AprĂšs la guerre de 1870, la destination exclusivement militaire de cet espace a Ă©tĂ© peu Ă  peu abandonnĂ©e pour cĂ©der la place Ă  l’installation de baraquements, de roulottes et de taudis qui ont regroupĂ© les travailleurs pauvres, les chiffonniers, les vagabonds, les mendiants et autres reprĂ©sentants des classes dangereuses » dont Louis Chevalier a rĂ©alisĂ© une cĂ©lĂšbre historiographie Chevalier, 2002. Aux marges de Paris, les zoniers » incarnent alors la figure du paria urbain qui inquiĂšte ou menace la sociĂ©tĂ© bourgeoise. PhotographiĂ©s par EugĂšne Atget [1] 1913 et filmĂ©s par Georges Lacombe 1928, ils apparaissent comme mis au ban d’une sociĂ©tĂ© industrielle qui les a frappĂ©s d’infamie. 3 Les zonards d’aujourd’hui composent une nouvelle strate de l’archĂ©ologie des marges urbaines. RĂ©cente, elle trouve ses racines syncrĂ©tiques loin des anciennes fortifications de Paris, dans l’entremĂȘlement des subcultures punk et traveller nĂ©es outre-Manche au cours des dĂ©cennies 1970 et 1980. Tandis que la zone d’hier correspondait Ă  un territoire bien dĂ©limitĂ©, celle d’aujourd’hui se matĂ©rialise dans les dĂ©placements de groupes qui Ă©voluent principalement dans les intervalles des villes. Si les zonards contemporains ne sauraient par consĂ©quent ĂȘtre vus comme leurs descendants directs, ils partagent nĂ©anmoins avec les zoniers d’autrefois certaines propriĂ©tĂ©s de situation dans l’espace social. Les uns comme les autres restent en effet confinĂ©s Ă  des espaces caractĂ©risĂ©s par la relĂ©gation, Ă  des situations Ă©rigĂ©es en problĂšme social. Ainsi la prĂ©sence et la visibilitĂ© des zonards – particuliĂšrement remarquĂ©es depuis le tournant des annĂ©es 2000 Ă  l’occasion des festivals dĂ©diĂ©s Ă  la musique ou aux arts de rue – sont-elles le plus souvent envisagĂ©es comme relevant d’une problĂ©matique d’encadrement d’une fraction de la jeunesse considĂ©rĂ©e comme dĂ©viante. Ils font l’objet d’une culture du contrĂŽle » Garland, 2001 qui oscille entre mesures de bannissement prises par certaines mairies et tentatives de rĂ©gulation d’une prĂ©sence dont il s’agit de maĂźtriser les potentiels effets pathogĂšnes. Les questions du sans-abrisme et de l’insĂ©curitĂ© ont dĂšs lors Ă©tĂ© posĂ©es, aux cĂŽtĂ©s des problĂšmes de santĂ© publique liĂ©s aux consommations d’alcool et de produits stupĂ©fiants Chobeaux, 2004, p. 41-42 ; Hurtubise et Vat Laaroussi, 2002 ; Van Hout, 2011. 4 Ainsi la vie et le quotidien des zonards apparaissent-ils essentiellement en nĂ©gatif de ce qu’en disent les pouvoirs publics ou les instances de rĂ©gulation sanitaire et sociale Langlois, 2014. Un nĂ©gatif qui, Ă  la maniĂšre d’une image photographique oĂč les contrastes apparaissent comme inversĂ©s, ne donne Ă  voir qu’un reflet d’une rĂ©alitĂ© dont ressortent les dĂ©fauts, comme les manques. Ce numĂ©ro d’Espaces et SociĂ©tĂ©s a pour objet de proposer une autre prise de vue. Celle-ci ouvre sur une double perspective la premiĂšre cible les modalitĂ©s d’intervention, ou de non-intervention, de la puissance publique vis-à‑vis des habitants et des acteurs de la zone. Hier comme aujourd’hui, comment les institutions font-elles face Ă  des populations qui, de maniĂšre subie ou choisie, se situent Ă  la marge des centralitĂ©s urbaines comme des normes sociales communĂ©ment partagĂ©es ? Quels sont les marges de manƓuvre accordĂ©es, les modalitĂ©s de rĂ©pression, les terrains d’entente Ă©ventuels, et comment se traduisent-ils du point de vue de la gestion de ces indĂ©sirables » ? La seconde focale a pour objet de restituer de l’intĂ©rieur les systĂšmes de valeurs qui orientent les actions des zonards. Du point de vue de ses acteurs, que dĂ©signe au juste ce signifiant dont la plasticitĂ© renvoie aux idĂ©es d’un espace indissociablement physique et symbolique ? Autrement dit, qu’il relĂšve de l’auto-attribution ou du stigmate, Ă  quoi correspond exactement le label zonard dans les mondes de la marge et leurs territoires ? Quels en sont les codes et de quelles façons se transmettent-ils ? 5 Pour rĂ©pondre Ă  cette double interrogation, ce dossier se dĂ©cline en trois thĂ©matiques. Les deux premiers articles traitent de la zone parisienne dans une perspective sociohistorique. Les trois articles suivants proposent une description dense » Geertz, 2003 des modes de vie zonards aujourd’hui, en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Ces modes de vie valorisent une forme d’entre-soi tentĂ© par le dĂ©tachement vis-à‑vis de la sociĂ©tĂ© instituĂ©e. Enfin, parce que la zone ne constitue jamais un espace totalement Ă  part, l’ensemble se clĂŽt par une analyse du recours aux dispositifs de l’infra-assistance, incluant la maniĂšre dont ce recours s’inscrit dans la construction d’une identitĂ© zonarde revendiquĂ©e. 6 En finalitĂ©, l’objet de ce dossier rĂ©side dans les diffĂ©rentes façons de produire ces formes mouvantes de marginalitĂ©, dont les frontiĂšres indĂ©cises fluctuent entre conceptions Ă©miques la perspective des zonards et visions Ă©tiques celles de la sociĂ©tĂ© instituĂ©e et des pouvoirs publics. PlutĂŽt que de rĂ©duire le flou dont la notion de zone est empreinte, nous avons donc considĂ©rĂ© son caractĂšre labile comme le principal levier d’une approche qui articule espace et histoire ou diachronie et synchronie des usages et des modes de gestion d’une territorialitĂ© marginale. Une sociohistoire de la zone, espace de relĂ©gation7 La premiĂšre partie de notre dossier dĂ©taille le passage de la figure du zonier Ă  celle du zonard, et donc la progressive modification des territoires de la zone. Cette enquĂȘte est ouverte par Anne Granier, laquelle concentre ses efforts sur la pĂ©riode de l’entre-deux-guerres et la microhistoire d’un segment de la zone parisienne situĂ© Ă  Boulogne-sur-Seine. L’auteure s’est consacrĂ©e Ă  retracer la gĂ©nĂ©alogie du peuplement comme des conflits qui ont animĂ© cet espace, marquĂ© par l’la intolĂ©rance des pouvoirs publics Ă  l’égard de ses occupants. En effet, si les pouvoir publics tolĂ©raient l’existence de la zone faute de mieux, par nĂ©cessitĂ© de loger les plus pauvres d’entre les ouvriers qui ne pouvaient s’acquitter des loyers de Paris intra-muros, ils n’avaient pourtant de cesse de vouloir Ă©liminer le problĂšme social qu’ils constituaient Ă  leurs yeux. La tolĂ©rance cĂ©dait alors le pas Ă  l’intolĂ©rance pour des zoniers constamment en porte-Ă -faux vis-à‑vis de la loi. Or, les gens sans aveu » n’ont pas tĂ©moignĂ© seuls subsistent les propos tenus par ceux – dĂ©cideurs politiques, reprĂ©sentants de la loi et, plus rarement, petits propriĂ©taires zoniers – qui Ă©taient en charge de l’administration quotidienne de cette enclave partagĂ©e entre Paris et banlieue, de mĂȘme qu’entre reconnaissance partielle et marginalitĂ©. C’est donc le quotidien de ce territoire ambivalent qu’Anne Granier s’est efforcĂ©e d’exhumer des archives, territoire qui fait moins l’objet d’une rĂ©pression que d’un abandon surveillĂ© oĂč, tout au long des annĂ©es 1920 et 1930, les pauvres sont restĂ©s dans la visĂ©e des pouvoirs publics qui les ont encadrĂ©s mollement, les abandonnant le plus souvent Ă  leur sort, dans l’attente de trouver une hypothĂ©tique solution Ă  leur indigence. 8 Élargissant la focale historique portĂ©e sur la zone de Paris, James Cannon interroge pour sa part la dĂ©clinaison historique des labels de dangerositĂ© et d’infamie que la zone a charriĂ©s tout au long du xxe siĂšcle. De la Belle Époque aux annĂ©es 1970, en passant par l’entre-deux-guerres, l’auteur puise dans diverses sources, dont celles de la littĂ©rature et de la chanson populaire, pour montrer comment les gĂ©nĂ©rations successives de zoniers et de zonards ont incarnĂ© diffĂ©rentes versions des classes dangereuses » Ă©voluant aux marges de Paris. Tour Ă  tour perçus comme des rĂ©volutionnaires en puissance, des agents de l’étranger et des hommes dĂ©pravĂ©s voire les trois Ă  la fois, les zoniers ont constituĂ© une figure marginale et le plus souvent criminalisĂ©e ; cette criminalisation a suivi diverses inspirations, selon les analystes et leurs sensibilitĂ©s idĂ©ologiques ou religieuses. C’est ainsi que la zone et ses habitants apparaissent comme d’efficaces rĂ©vĂ©lateurs de la maniĂšre dont la sociĂ©tĂ© française a construit ses figures de l’altĂ©ritĂ© tout au long du premier xxe siĂšcle. Mais quid des Trente Glorieuses au cours desquelles la zone est effacĂ©e par les travaux du pĂ©riphĂ©rique urbain, disparaissant ainsi en tant qu’espace annulaire qui constituait une ceinture de misĂšre autour de Paris ? Avec l’émergence de la figure moderne du zonard au dĂ©tour de la dĂ©cennie 1970, James Cannon montre que la zone dĂ©mantelĂ©e en tant qu’espace physique se reconstitue comme style de vie marginal ; un style de vie dont les habitudes et les usages de la ville entrent le plus souvent en contradiction avec les rĂšgles, voire les lois en vigueur dans la sociĂ©tĂ© instituĂ©e. La zone, territoire de rĂ©sistances ?9 Le texte de James Cannon, qui se termine par cette Ă©vocation des zonards de la dĂ©cennie 1970, fait ainsi la jonction avec la suite du dossier. En retraçant l’ethnobiographie de Gavroche, JĂ©rĂŽme Beauchez engage en effet un dialogue avec un zonard des annĂ©es 1990 et 2000, dealer de drogues et voyou auto-proclamĂ©, sur le fond d’une anthropologie collaborative [2]. Tandis que le rĂ©cit de cette expĂ©rience de la zone Ă©nonce son code du deal et de la rue, le chercheur interroge les significations d’une telle conduite de vie dont il souligne moins la rĂ©sistance qu’une certaine conformitĂ© avec les principes les plus communs du commerce lĂ©gal et de la sociĂ©tĂ© instituĂ©e. Gavroche dĂ©crit en effet les savoir-faire, comme le savoir-survivre » Zeneidi-Henry, 2002 et les rĂšgles qui prĂ©sident Ă  son mĂ©tier de dealer ; un mĂ©tier dont l’exercice est articulĂ© aux espaces de la zone dans lesquels il fait figure de patron d’une petite entreprise criminelle centrĂ©e sur la maximisation du profit. Les moyens sont ceux des techniques de vente et de management oĂč la violence se justifie par les nĂ©cessitĂ©s d’un marchĂ© dont les Ă©changes – petits ou grands – alimentent un vĂ©ritable capitalisme de la rue. En pĂ©nĂ©trant de plain-pied cette zone partagĂ©e entre les commerces interlopes les plus cachĂ©s et les principes marchands les plus avouĂ©s, l’article offre une perspective incarnĂ©e sur une maniĂšre de vivre et de constituer un territoire dont la marginalitĂ© ne signifie aucunement l’opposition radicale ou l’absence de contact avec la sociĂ©tĂ© instituĂ©e. 10 Une Ă©chelle et un mode de description similaires ont Ă©tĂ© privilĂ©giĂ©s par Marcelo Frediani, dont l’enquĂȘte ethnographique conduite pendant la premiĂšre moitiĂ© des annĂ©es 1990 aux cĂŽtĂ©s des New Travellers en Grande-Bretagne Frediani, 2009 permet d’éclairer la gĂ©nĂ©alogie et le mode de vie de groupes qui ont fortement influencĂ© les gĂ©nĂ©rations actuelles de zonards français [3]. L’auteur dresse un portrait de celles et ceux dont il a partagĂ© la vie quotidienne en camion, sur les routes et dans des campements aussi sauvages qu’éphĂ©mĂšres ; une vie que l’auteur dĂ©crit comme adossĂ©e Ă  une culture alternative inspirĂ©e d’un syncrĂ©tisme d’influences marginales qui vont du mouvement hippie Ă  l’anarcho-punk, en passant par les spiritualitĂ©s new age, la musique Ă©lectronique et les free parties [4]. Tout l’enjeu du texte de Marcelo Frediani consiste dĂšs lors Ă  rassembler ces faisceaux d’influences et d’expĂ©riences autour de la question du besoin radical » d’espace qui aurait conduit les Travellers Ă  prendre la route. Que l’on ne s’y trompe pas un tel besoin n’est pas aussi trivial qu’un simple appel de la vie au grand air. S’il est radical, c’est justement parce qu’il rĂ©pond, selon le chercheur, Ă  une nĂ©cessitĂ© créée par les forces d’éviction du capitalisme nĂ©olibĂ©ral qui poussent les plus fragiles vers les marges du salariat et de l’habitat conventionnel. Il s’agit alors aussi bien d’échapper Ă  la spirale de l’enfermement dans les logiques du dĂ©classement que de combler ses besoins vitaux – se nourrir, se loger, nouer des rapports sociaux – et de s’engager dans une forme de radicalisme infrapolitique, ou de contre-culture, capable de constituer une alternative Ă  l’éviction. Cette alternative s’exprime au travers des communautĂ©s de pratique » que forment les Travellers en s’inscrivant dans des rĂ©seaux d’entraide fondĂ©s sur un socle de valeurs communes. Elle constitue Ă©galement une forme de retournement des stigmates qui conduit les Ă©vincĂ©s Ă  faire de leur Ă©viction un principe de libertĂ© ou, Ă  tout le moins, de rĂ©invention d’un espace du quotidien qui semble reprendre ses droits aux marges de la sociĂ©tĂ© instituĂ©e [5]. 11 Nombre de parallĂšles peuvent ainsi ĂȘtre tracĂ©s avec la zone de Gavroche dĂ©crite par JĂ©rĂŽme Beauchez. Dans les deux cas, l’engagement marginal relĂšve moins d’une opposition que d’une alternative aux fonctionnements socio-Ă©conomiques marquĂ©s par les logiques d’exclusion du capitalisme nĂ©olibĂ©ral. Tandis que Gavroche s’est contentĂ© de les retourner Ă  son avantage dans les territoires oĂč il s’est comportĂ© en patron de sa petite entreprise criminelle, les Travellers rencontrĂ©s par Marcelo Frediani ont pour leur part conçu une critique radicale de ces fonctionnements. Cela Ă©tant, pas plus que Gavroche, ils n’envisagent de fonder un mouvement qui aurait pour objet de promouvoir un changement de sociĂ©tĂ©. De leur point de vue, il s’agirait plutĂŽt d’échapper Ă  sa violence et de prendre le large, entre soi. 12 Un entre-soi que l’anthropologue et photographe Ralf Marsault a Ă©galement documentĂ© depuis sa longue expĂ©rience des Wagenburgen berlinoises. Celles-ci dĂ©signent les rassemblements de caravanes et de camions qui ont commencĂ© Ă  s’établir dans les friches et autres interstices de la ville peu aprĂšs la chute du Mur Ă  la fin de l’annĂ©e 1989 Marsault, 2010. Ouverts illĂ©galement, ces espaces oĂč se sont installĂ©s Travellers, punks et zonards issus de toute l’Europe avec une majoritĂ© de Britanniques et de Français font l’objet d’une certaine tolĂ©rance de la part des pouvoirs publics. De tels campements constituent un excursus europĂ©en Ă  l’histoire des Travellers retracĂ©e par Marcelo Frediani, de mĂȘme qu’une sorte de pendant germanique et fin de siĂšcle le xxe plutĂŽt que le xixe de la zone parisienne. À l’instar de cette derniĂšre, nombre de Wagenburgen se sont en effet Ă©tablies sur une ancienne zone militaire non aedificandi celle du no man’s land qui sĂ©parait l’Est et l’Ouest de Berlin Marsault, 2010, p. 36. Il n’est pas jusqu’à l’appellation de Wagenburg qui ne garde une connotation martiale, puisque le terme a d’abord dĂ©signĂ© une tactique de dĂ©fense consistant Ă  Ă©riger un mur de chariots » Wagen signifiant le vĂ©hicule et Burg l’idĂ©e de place forte pour parer les attaques de l’ennemi sur les champs de bataille. De loin en loin, cette idĂ©e semble perdurer aujourd’hui parmi les Wagenburger. La plupart conçoivent leur mode de vie Ă  la façon d’une rĂ©sistance – certes plus passive qu’agressive – impliquant une stratĂ©gie de repli qui les prĂ©serverait des obligations comme des injonctions Ă  la normalisation. Ralf Marsault se concentre alors sur les constructions qui font la Wagenburg – ses venelles, ses placettes et ses maisons –, et procĂšdent d’un ensemble de matĂ©riaux de rĂ©cupĂ©ration que les Wagenburger dĂ©tournent afin de concevoir une maniĂšre originale d’investir leur territoire et de l’habiter. Ce systĂšme d’objets est conçu par l’auteur comme la projection au sol des reprĂ©sentations qui animent les habitants. Au-delĂ  d’une simple figure du campement, cette hypothĂšse lui permet d’observer la Wagenburg comme une tentative de situationnisme sauvage qui n’est pas sans Ă©voquer une version punk de la Nouvelle Babylone imaginĂ©e par Constant [6]. Tracer les cartes de significations » d’une subculture marginale13 Outre les convergences dĂ©jĂ  relevĂ©es, les trois Ă©tudes prĂ©sentĂ©es au point prĂ©cĂ©dent partagent un mĂȘme intĂ©rĂȘt pour ces territoires qui sont le fait d’individus et de groupes Ă©voluant dans ce que Patrick Brunetaux et Daniel Terrolle Ă©d., 2009 ont appelĂ© l’ arriĂšre-cour de la mondialisation ». Depuis l’enracinement subjectif dans la zone de Gavroche jusqu’aux objets qui peuplent le territoire des Wagenburger en passant par le systĂšme de valeurs des Travellers, cette arriĂšre-cour a Ă©tĂ© investie par des enquĂȘtes qui, sans pour autant sacrifier Ă  une forme de romantisme des marges, ont refusĂ© l’essentialisation misĂ©rabiliste conduisant Ă  enfermer les pauvres dans leur pauvretĂ©, ou Ă  condamner les dĂ©classĂ©s au dĂ©classement. Par la mise en Ă©vidence du tout un savoir-survivre – fĂ»t-il parfois violent comme dans le cas de Gavroche –, il s’est plutĂŽt agi de souligner l’agentivitĂ© alternative [7] dont font preuve celles et ceux qui s’efforcent de construire une Ă©chappatoire et d’inventer leurs territoires en marge de la sociĂ©tĂ© instituĂ©e. Pour autant, celle-ci ne disparaĂźt pas d’un quotidien fait d’évitements, mais aussi de frottements plus ou moins rĂąpeux avec des institutions et des lois censĂ©es encadrer celles et ceux qui affichent leur souhait d’y Ă©chapper. 14 Ces frottements sont au cƓur de l’article signĂ© par CĂ©line RothĂ©, laquelle nous ramĂšne en France, pour conclure ce dossier par une rĂ©flexion sur la façon dont les zonards perçoivent et utilisent les dispositifs d’assistance qui leur sont destinĂ©s, en particulier celui d’un accueil de jour dit Ă  bas seuil d’exigence. Ce lieu est pris dans une nĂ©gociation permanente entre logiques zonardes et relatif effacement des travailleurs sociaux, qui maintiennent toutefois la prĂ©sence discrĂšte d’un cadre assorti de ses rĂšgles. Rien du style de vie des zonards n’est forclos de ce lieu les chiens y ont droit de citĂ© mais en nombre limitĂ©, tout comme les substitutifs aux opiacĂ©s dont la consommation addictive – comme celle d’autres substances – concerne un nombre consĂ©quent de celles et ceux qui disent avoir choisi la rue. L’idĂ©e d’un tel choix, comme ses mises en rĂ©cit, fournissent Ă  la chercheuse un matĂ©riau Ă  partir duquel sont interrogĂ©es des conceptions de la mobilitĂ© et du territoire qui voudraient renverser la situation de relative assistance dans laquelle la sociologue trouve ses enquĂȘtĂ©s. À ce titre, les lieux de l’urgence sociale ne sont pas de simples pourvoyeurs de services de premiĂšre nĂ©cessitĂ© ; ils apparaissent avant tout comme des lieux de socialisation zonarde et de requalification symbolique pour les reprĂ©sentants de ces groupes par ailleurs largement disqualifiĂ©s. 15 La recherche sur la zone et ses expĂ©riences n’en est encore qu’à ses balbutiements. Cette livraison d’Espaces et SociĂ©tĂ©s propose une premiĂšre articulation d’enquĂȘtes Ă  partir desquelles sont retracĂ©es quelques-unes des cartes de significations » qu’utilisent les zonards pour s’orienter dans leurs mondes [8]. Situer de tels rĂ©seaux de signifiance dans l’histoire et les espaces de la zone nous a conduits Ă  apprĂ©hender les diffĂ©rentes façons dont ses acteurs donnent du sens Ă  leurs conduites comme aux styles de vie qu’ils ont privilĂ©giĂ©s ; pratiques fondĂ©es dans une certaine promotion de la solidaritĂ©, mais qui se paye parfois au prix fort de la rue, dont les duretĂ©s n’épargnent pas ceux qui disent l’avoir choisie et l’aimer. 16 Si les anthropo-logiques zonardes sont des visions du monde et des solutions pour le vivre, leur comprĂ©hension de l’intĂ©rieur constitue dans le mĂȘme temps une condition sine qua non pour Ă©tablir une base de dialogue capable de faire socle Ă  une vĂ©ritable rencontre entre le monde des institutions et celui des zonards, lequel ne saurait ĂȘtre rĂ©duit Ă  un espace oĂč rĂ©gnerait l’anomie. Tandis que les communitas qu’ils forment apparaissent au premier regard comme des contre-structures » dont les dĂ©rĂšglements se heurtent aux principes organisateurs de la sociĂ©tĂ© instituĂ©e Turner, 1990, les enquĂȘtes prĂ©sentĂ©es ici laissent apparaĂźtre les multiples points de jonction qui nous rapprochent d’eux. Voici sans doute l’une des questions fondatrices des sciences sociales Ă  laquelle nous confronte l’étude de la zone. Car il en va ici comme de toute production d’altĂ©ritĂ©, qui soit maximise la dissemblance pour la cĂ©lĂ©brer ou la condamner, soit insiste sur la ressemblance afin d’annihiler les diffĂ©rences. PlutĂŽt que de la refermer, ce dossier ambitionne de rĂ©vĂ©ler une nouvelle facette de cette question, qu’il ne faut assurĂ©ment pas cesser d’ouvrir. Notes [1] Atget EugĂšne, 1913, Zoniers, sĂ©rie de photographies rĂ©alisĂ©es Ă  Paris entre 1899 et 1913, archivage sur le site internet de la BibliothĂšque nationale de France, [url consultĂ© le 14 avril 2017. [2] Beauchez a exposĂ© ailleurs la vision comme les dĂ©terminants biographiques de son enquĂȘte Beauchez, 2017. Tout comme Tristana Pimor a rĂ©flĂ©chi dans les colonnes d’Espaces et SociĂ©tĂ©s Ă  ces formes de symĂ©trie dans l’investigation qu’elle a coconstruite avec un groupe de zonards Pimor, 2016. [3] Sur le mĂȘme sujet, voir Ă©galement l’ouvrage pionnier de Kevin Hetherington 2000 ou les photographies publiĂ©es par Traveller Dave Fawcett, qui a mis en images sa communautĂ© nomade et leurs façons d’habiter en perpĂ©tuel voyage Fawcett, 2012. [4] Il s’agit de fĂȘtes techno tenues en plein air, le plus souvent sans autorisation et, donc, sur des terrains ou des champs squattĂ©s pour l’occasion. [5] Cette importance de la rĂ©appropriation d’un territoire en tant qu’ancrage d’une identitĂ© positive – et non plus seulement dĂ©finie par la nĂ©gativitĂ© du dĂ©faut ou du manque – a Ă©tĂ© soulignĂ©e par Emmanuel Renault et Djemila Zeneidi Ă  partir de l’enquĂȘte que celle-ci a menĂ©e pendant plusieurs annĂ©es dans une friche industrielle transformĂ©e en scĂšne artistique anarcho-punk Renault et Zeneidi-Henry, 2008. [6] New Babylon est une utopie architecturale pensĂ©e par Constant Nieuwenhuys, un artiste nĂ©erlandais fondateur du mouvement Cobra et compagnon de route de l’Internationale situationniste. L’idĂ©e fondatrice de la Nouvelle Babylone – Ă  laquelle Constant a travaillĂ© de 1956 Ă  1974, influençant toute une gĂ©nĂ©ration d’architectes et d’urbanistes – est que les relations sociales doivent ĂȘtre au principe de l’édification spatiale d’une ville nomade, entiĂšrement montĂ©e sur pilotis et dont les configurations sont conçues comme perpĂ©tuellement mouvantes les bĂątiments sont modulables au grĂ© des situations que crĂ©ent les habitants Ă  propos de l’Ɠuvre de Constant, voir Zegher et Wigley Ă©d., 2001. [7] Ou de documenter les compĂ©tences prĂ©caires », qui dĂ©signent les multiples savoir-faire et savoir-ĂȘtre, inĂ©galement protecteurs, acquis au cours de l’expĂ©rience de la prĂ©caritĂ© par les acteurs sociaux disposant de faibles ressources Ă©conomiques, sociales et symboliques Bouillon, 2009, p. 203-213. [8] Au sens oĂč Stuart Hall et Tony Jefferson ont Ă©crit que les cartes de signification » maps of meaning consistent dans les aspects d’une subculture Ă  partir desquels ses membres dessinent l’intelligibilitĂ© de leur environnement quotidien Hall et Jefferson Ă©d., 2006, p. 4. Une sociohistoire de la zone, espace de relĂ©gationLa zone, territoire de rĂ©sistances ?Tracer les cartes de significations » d’une subculture marginale RĂ©fĂ©rences bibliographiquesAngeras AnaĂŻs, 2012, Du nomadisme contemporain en France. Avec les saisonniers agricoles en camion, ouvrage ligneBeauchez JĂ©rĂŽme, 2017, L’ethnographe dans le sous-terrain fragments biographiques », Anthropologica, vol. 59, no 1, p. 101-113. En ligneBouillon Florence, 2009, Les mondes du squat. Anthropologie d’un habitat prĂ©caire, Paris, Presses universitaires de Patrick et Terrolle Daniel Ă©d., 2010, L’arriĂšre-cour de la mondialisation. Ethnographie des paupĂ©risĂ©s, Brignais, Les Éditions du Louis, 2002 [1958], Classes laborieuses et classes dangereuses Ă  Paris pendant la premiĂšre moitiĂ© du xixe siĂšcle, Paris, François, 2004 [1996], Les nomades du vide. Des jeunes en errance, de squats en festivals, de gares en lieux d’accueil, Paris, La Traveller Dave, 2012, Traveller Homes, Stroud, Amberley Marcelo, 2009, Sur les routes. Le phĂ©nomĂšne des New Travellers, Paris, Éditions ligneGarland David, 2001, The Culture of Control. Crime and Social Order in Contemporary Society, Chicago, University of Chicago Clifford, 2003 [1973], La description dense. Vers une thĂ©orie interprĂ©tative de la culture », L’EnquĂȘte de terrain, D. CefaĂŻ Ă©d., Paris, La DĂ©couverte, p. Stuart et Jefferson Tony Ă©d., 2006 [1976], Resistance through Rituals. Youth Subcultures in Post-War Britain, Londres-New York, Kevin, 2000, New Age Travellers. Vanloads of Uproarious Humanity, Londres-New York, Cassell. En ligneHurtubise Roch et Vatz Laaroussi MichĂšle, 2002, RĂ©seaux, stratĂ©gies et compĂ©tences pour une analyse des dynamiques sociales Ă  l’Ɠuvre chez les jeunes de la rue », L’homme et la sociĂ©tĂ©, no 143-144, p. ligneLaberge Danielle et Roy Shirley Ă©d., 1996, dossier Jeunes en difficultĂ© de l’exclusion vers l’itinĂ©rance », Cahiers de recherche sociologique, no Georges, 1928, La Zone. Au pays des chiffonniers, court mĂ©trage muet, 28’, Paris, Les Films Charles Dullin. En ligneLanglois Emmanuel, 2014, De l’inconvĂ©nient de n’ĂȘtre le problĂšme de personne cĂ©citĂ© institutionnelle et vulnĂ©rabilitĂ© sociale des jeunes en errance », PensĂ©e plurielle, no 35, p. Ralf, 2010, RĂ©sistance Ă  l’effacement. Nature de l’espace et temporalitĂ© de la prĂ©sence sur les Wagenburgs de Berlin entre 1990 et 1996, Dijon, Les Presses du Michel, 2002, La rue attractive. Parcours et pratiques identitaires des jeunes de la rue, Sainte Foy, Presses de l’universitĂ© du QuĂ©bec. 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French Arabic German English Spanish French Hebrew Italian Japanese Dutch Polish Portuguese Romanian Russian Swedish Turkish Ukrainian Chinese English Synonyms Arabic German English Spanish French Hebrew Italian Japanese Dutch Polish Portuguese Romanian Russian Swedish Turkish Ukrainian Chinese Ukrainian These examples may contain rude words based on your search. These examples may contain colloquial words based on your search. Avec sa danse minimaliste et sensible, oĂč la vie et la mort se mĂ©langent doucement, elle s'installe dĂ©finitivement en marge des artistes de la danse canadienne. Jocelyn Montpetit permanently established herself on the fringe of Canadian dance, with her minimalist and sensitive dance in which life and death appear to gently mix. Avec sa danse minimaliste et sensible, oĂč la vie et la mort se mĂ©langent doucement, elle s'installe dĂ©finitivement en marge des artistes de la danse canadienne. Jocelyn Montpetit permanently established herself on the fringe of Canadian dance, with her minimalist and sensitive dance in which life and death appear to gently mix. Other results Nous souhaitons amĂ©nager un espace qui puisse accueillir des formes lĂ©gĂšres de rencontres, d'expĂ©rimentations informelles, de propositions d'expĂ©riences collectives situĂ©es Ă  la marge des projets des artistes ou dans leur prolongement. We hope to create a space that can welcome light and easy forms of meeting, informal experimentation, proposals for collective experiences related to or following on from artists' projects. Artiste pluridisciplinaire, Erik Dietman 1937-2002 s'est volontairement tenu en marge des mouvements artistiques de son Ă©poque avec lesquels il entretenait toutefois quelques affinitĂ©s. As a multidisciplinary artist, Erik Dietman 1937-2002 deliberately kept himself on the margins of the artistic movements of his time, despite having some affinities with them. L'art de l'artiste italien Giorgio Griffa s'est dĂ©veloppĂ© sans bruit, avec une remarquable cohĂ©rence, en marge des mouvements artistiques majeurs animant communĂ©ment les discussions. The art of the Italian artist Giorgio Griffa developed quietly and with impressive coherence outside the latest movements broadly outlined on the contemporary scene. Avez-vous une formation acadĂ©mique ou vous positionnez-vous en marge des codes artistiques et stylistiques actuels ? Do you have an academic background or do you position yourself amidst contemporary artistic codes and styles? Pour son prochain numĂ©ro, esse souhaite sonder le phĂ©nomĂšne de la rĂ©novation que certaines pratiques artistiques abordent, et qui est aussi vĂ©cu en marge des activitĂ©s artistiques par les artistes ou par les lieux de diffusion. It its next issue, esse wishes to explore the phenomenon of renovation, which is broached in various artistic practices and experienced on the fringe of artistic activities by both artists and arts venues. En 1997, il fonde une organisation artistique Ă  but non lucratif, C6, qui tout en se moquant du monde de l'art deviendra une plateforme pour ceux travaillent Ă  la marge des formes artistiques traditionnelles. In 1997, he founded a non-profit arts organization, C6, which while making fun of the art world will become a platform for those working on the margins of traditional art forms. Leurs oeuvres, en marge des courants artistiques, ne font rĂ©fĂ©rence qu'Ă  l'imagination de leurs auteurs et Ă  leur besoin de crĂ©ation. Their work, out of artistic movements, only refer to their imagination and their need of creation. Il prĂ©sente en marge des projets artistiques originaux, parfois dĂ©calĂ©s, dans la communication visuelle, la publicitĂ© et la crĂ©ation numĂ©rique. In parallel he presents other, often offbeat original artistic endeavours in visual communications, advertising and digital design. Masai, 2009 Home Durant cette pĂ©riode de transition qui affecte profondĂ©ment le pays, l'Angleterre reste en marge des grands courants artistiques du continent. During this period of transition that deeply affects the country, England remains on the margin of the major artistic tendencies of the continent. ActualitĂ©s Contact En marge des diffĂ©rentes performances artistiques de Visa For Music, chaque Ă©dition met aussi en avant diffĂ©rents ateliers et formations destinĂ©s aux jeunes impliquĂ©s dans le domaine culturel. News Contact Alongside the various artistic performances/showcases of Visa For Music, every edition also highlights various workshops and trainings for young people involved in the cultural field. Jamais en rupture, mais toujours en marge des courants artistiques dominants, le poĂšte crĂ©e un monde propre oĂč mĂ©moire intime et mĂ©moire collective s'entremĂȘlent et oĂč le dĂ©sir est synonyme d'utopie. Never at odds with the world, but always on the fringe of predominant artistic movements, the poet creates his own world where intimate and collective memory mingle and where desire rhymes with utopia. Ce vaste panorama fait revivre les combats d'artistes novateurs vivant dans un pays longtemps en marge des courants artistiques dominants mais qui, depuis la fin du XXe siĂšcle, a trouvĂ© sa place dans le dĂ©veloppement artistique europĂ©en. LES M SENSORIUM This vast panorama brings back to life the struggles of innovative artists living in a country that was for a long time situated on the margins of dominant artistic trends but which, since the end of the 20th century, has found its place in European artistic development. Les participants apprendront Ă  appliquer les techniques d'enseignement de Margie auprĂšs des artistes de la danse, des non-danseurs, des enfants et des groupes communautaires en travaillant sur diffĂ©rents enjeux tels que la santĂ© Ă©motionnelle, la transformation de conflits* et les notions d'Ă©quitĂ© Participants will learn to apply Margie's teaching approaches to working with dance artists, self-identifying non-dancers, children, and community-based groups with particular focal points, such as emotional health, conflict transformation*, law, and concepts of fairness Bien qu'on situe souvent ces documents en marge de la pratique artistique des artistes, leur importance ne devrait pas ĂȘtre sous-estimĂ©e. Even though documents are often situated within the margins of the artists' practice, their importance should not be underestimated. StimulĂ© par les travaux d'artistes en marge des circuits culturels, Dubuffet a rĂ©ussi Ă  s'affranchir des traditions et Ă  rĂ©inventer l'art. Stimulated by the work of artists on the margins of the cultural scene, Dubuffet succeeded in liberating himself from traditions and in reinventing art. En Allemagne et en Hollande, des artistes en marge comme Gorter ou jouent un rĂŽle pionnier. In Germany and in Holland, non-conformist and dissident artists like H. Roland-Holst, Gorter and F. Jung played a pioneering role. À nouveau, rien de mieux qu'un exemple pour comprendre en quoi cela affecte votre marge d'artiste. Let's look at another example to see how this affects your margin. Est-ce que cela affectera ma marge d'artiste ? No results found for this meaning. Results 55563. Exact 2. Elapsed time 876 ms. Documents Corporate solutions Conjugation Synonyms Grammar Check Help & about Word index 1-300, 301-600, 601-900Expression index 1-400, 401-800, 801-1200Phrase index 1-400, 401-800, 801-1200

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